DES PREUVES ACCABLANTES CONTRE L'ONU ET CERTAINS MEDIAS FRANCAIS...
EXCLUE hackermocking-cartel.com

Crise ivoirienne- les medias francais et l'ONU complotent en fabriquant l'information pour imposer le candidat malheureux Alassane Dramane Ouattara:

Cette vidéo amateur a été réalisée par un patriote à Sebroko (Côte d'Ivoire), devant le siège de l'Onuci. Il a filmé sans le savoir une mise en scène orchestrée par les casques bleus, les journalistes français et des marionnettes acquises à la cause de Mr Alassane Dramane Ouattara.
Regardez bien à la fin de cette video le Jeune homme pretendu mort, se releve apres l'enregistrement de la video.
Ce montage servira de support à TF1 pour accabler le régime Gbagbo, évoquer des tueries massives et invoquer de probables recours au TPI au JT de 20H le jeudi 20 décembre 2010 pour vérifier
cliquez ICI


Monde: La face cachée de la communauté internationale


Au commencement fut la communauté internationale. Au sortir de la deuxième guerre mondiale, celle-ci commença  à se dessiner et s’écrire selon les vœux, souhaits et diktats des grands vainqueurs de cette guerre à savoir les Etats-Unis et l’ex URSS. Ces deux grandes nations avaient un point commun, la volonté de construire leurs puissances et hégémonies sur  l’espace le plus grand possible du monde. Cette volonté se déclina en trois axes : politique (démocratie libérale contre démocratie populaire), économique (capitalisme contre communisme), militaire (OTAN contre le pacte de Varsovie). C’est ainsi que, de sourde pendant la guerre, tant que l’ennemi à abattre, l’Allemagne nazie, était encore fort, cette rivalité devint féroce dès le soir de la victoire des alliés.

La communauté internationale si  tant est que l’on puisse l’appeler ainsi fut portée alors sur les fonts baptismaux avec de nombreux péchés originels parmi lesquels, nous semble t-il, deux des plus importants:
- Une justice sélective lors des procès d’après guerre qui épargnèrent curieusement de nombreuses personnes notamment les scientifiques du régime nazie et pour cause ;
- Une stratégie de neutralisation érigée et appliquée par ces deux premières puissances, à travers l’organisation et le fonctionnement de l’ONU, l’érection d’organes qui allaient gérer la guerre froide et maintenir l’équilibre de la terreur, la démultiplication de théâtres régionaux d’opposition dans le monde.

Ces péchés congénitaux allaient, au fil des ans, se renforcer pour devenir des tares difficiles à corriger tant elles y avaient pris racines. La chute du mur de Berlin, l’éclatement de l’ex-URSS, la désatellisation des ex-pays de l’Est qui sonna le glas du monde bipolaire tout en ouvrant une ère multipolaire, ne les corrigea point.

Tout au plus on assista, entre ces deux puissances, à un dialogue non dépourvu d’arrières pensées notamment du côté de la Russie qui avait besoin du temps pour se « réarmer » politiquement, idéologiquement, économiquement etc.
L’émergence de la Chine comme grande puissance, qui, entre temps avait intégré, comme membre permanent, le club fermé  du conseil de sécurité de l’ONU n’arrangea guère les affaires internationales tout comme la montée des radicalismes de toute sorte.

Tout au long de l’histoire, cette communauté internationale géra de nombreuses crises dont les plus marquantes furent  la guerre de Corée en 1955, l’insurrection de Budapest en 1956, le  printemps de Prague en 1968, la crise des missiles de Cuba en 1962, les indépendances africaines avec la guerre civile au Congo-Léopoldville, la guerre du Vietnam en 1968, les différents conflits Israélo-arabe, les nombreuses guerres de libération en Afrique ou conflits d’émancipations des peuples en Amérique latine, l’Apartheid en ex-Rhodésie puis en Afrique du sud, le conflit de l’Afghanistan, le massacre de la place Tien  an men en 1989,la guerre en Tchétchénie, la répression au Tibet et bien d’autres. La gestion de ces évènements contribuèrent  à  façonner  son fonctionnement tout en lui donnant jusqu’à présent, tout, sauf ce que sont les attributs d’une communauté cohérente notamment de pensée, de règles et d’actions.

Ce vocable, galvaudé ça et là, apparaît, plus brumeux aujourd’hui qu’il n’y paraît, au vu des évènements qui agitent, depuis ces derniers mois,  le monde. Mais de quelle communauté parle-t-on?

QUELLE COMMUNAUTE INTERNATIONALE?

Selon une définition de Wikipédia  « le terme de Communauté internationale désigne de façon imprécise un ensemble d'États influents en matière de politique internationale. Il peut dénoter :
• tous les pays du monde ;
• les États membres de l'Organisation des Nations unies (ONU) ;
• les États membres du Conseil de sécurité des Nations unies (dont la composition varie) ;
• ou bien seulement les pays qui ont une grande influence internationale, notamment les États-Unis et leurs alliés.

Utilisation politique et médiatique

Cette expression est souvent employée par les médias. En fait, elle n'a de sens que quand les pays du monde s'expriment massivement sur un sujet. Il n'existe pas de ligne précise définissant à partir de quel moment il y a intervention de la communauté internationale dans une affaire locale. De plus, le nombre de pays n'est pas un critère suffisant, l'expression sous-entendant que les pays se mêlant de l'affaire représentent un poids important dans la politique internationale. De même, la question de la reconnaissance par la communauté internationale de l'indépendance d'un État n'est pas très précise, puisque souvent un État cherchant à établir son indépendance est reconnu ou non suivant les intérêts politiques des autres États.

On rencontre souvent l'expression « la communauté internationale est divisée » quand des blocs ou pays importants s'expriment en sens contraire dans une affaire internationale (tel l'avis mitigé sur la guerre en Irak). En fait, on peut même parler de division de la communauté internationale quand les États-Unis s'opposent au reste des pays influents de l'Organisation des Nations unies.
Utilisation juridique

Certains juristes considèrent que cette notion ne repose sur aucun fondement juridique.
• Les approches pluralistes et réalistes du droit international (Kenneth Waltz, etc.) tendent à considérer les différents ordres juridiques comme antagonistes et rivaux et à concevoir la communauté internationale comme un concept inutile et dénué de sens.
• D'autres approches, davantage constitutionnalistes], qui insistent au contraire sur l'universalisme de certaines valeurs, le cosmopolitisme ou/et le multilatéralisme, tendent à penser la communauté internationale comme horizon régulateur possible du droit.
Approches sociologiques

La notion de communauté internationale a été interrogée par la sociologie pragmatique à propos notamment des instances juridiques ou morales invoquées par les mobilisations internationales. »
Il ressort de tout cela que cette communauté internationale est plus une nébuleuse qu’une réalité précise. Elle se forme au gré des sujets, se rassemble comme « une meute de chiens » selon les intérêts des Etats influents, donc de façon sélective et très souvent au mépris de la cohérence des règles qu’elle s’est édictée.

Quatre sujets majeurs qui sont, autant de fixations dans les relations internationales à l’heure actuelle, traduisent bien l’épithète de nébuleux que l’on peut accoler à cette communauté internationale.
En effet depuis de nombreuses années, le conflit israélo-arabe et plus particulièrement palestinien cristallise à juste titre les critiques formulées à l’encontre de cette communauté internationale.

De nombreuses résolutions votées par l’ONU n’ont jamais été respectées par l’Etat d’ Israël, pire lorsque l’une d’elle lui apparaît hostile ou contraignante, les Etats-Unis s’y opposent systématiquement renforçant l’idée du « deux poids deux mesures » qui sous tend  certaines  décisions du conseil de sécurité. Le départ, par la petite porte, de l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies, Pierre Boutros Ghali, considéré comme peu docile et malléable, a laissé le désagréable arrière goût d’une organisation, cœur même de cette communauté internationale, au service et aux ordres d’une seule puissance.

Ce sentiment s’est encore accentué lorsque l’un de ces successeurs à la tête de l’organisation, Kofi Annan  manifesta des réticences à l’égard des preuves avancées par les Etats-Unis et la Grande Bretagne sur l’existence en Irak, d’armes de destruction massive. On sait désormais sur quelle base, la communauté internationale, qui doit, par définition, être précise en tout temps, fut construite à l’époque, pour satisfaire les besoins et désira ta de lobbies tapies dans l’ombre.  Certains se rappelleront de la visite impromptue du  Président du Cameroun (membre du conseil de sécurité à l’époque) à Washington, la veille du déclenchement de l’opération américaine, sous couvert des Nations Unies,  en Irak. Les révélations ultérieures du Président Bush et du Premier ministre britannique Tony Blair n’y changeront rien et encore moins ne ramèneront à la vie les nombreuses victimes irakiennes de cette guerre absurde, injuste et sale.

Pour tout autre conflit, ces révélations auraient déjà déclenché des poursuites devant la C.P.I (Cour Pénale Internationale) que certaines puissances, Etats-Unis, Chine, Israël entre autres refusent toujours de reconnaître pour leurs citoyens.

Face à cette conduite, à géométrie variable, des relations internationales, certains Etats s’y sont engouffrés et mènent la « vie dure » à cette fameuse communauté internationale et son bras séculier,  l’ONU; ce « grand machin » comme l’appelait jadis le Général de Gaulle.
C’est le cas, d’une part de l’Iran, avec le problème de l’enrichissement de son uranium et donc de la prolifération nucléaire puis d’autre part de la Corée du Nord, pour le démantèlement de son arsenal nucléaire.
Avec l’accélération récente de certains évènements en Afrique et surtout leur gestion chaotique par l’ONU, n’assiste-t-on pas au requiem de cette communauté internationale?

REQUIEM DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE?
 
La gestion par l’ONU du génocide rwandais et son extension en RDC fut la première alerte. Le conflit du Darfour avec le mandat international lancé et non appliqué contre le Président Soudanais El Béchir fut la seconde. Nonobstant les fondements juridiques discutables d’une telle action, seule l’histoire nous éclairera sur les vraies raisons d’un tel égarement de la communauté internationale. Après le référendum qui a consacré la partition du pays, ce couperet de mandat international n’a-t-il pas joué le rôle d’une arme de persuasion voire de pression à cette fin, peut-on se demander?

Tout comme le sont les différentes sanctions qu’inflige cette même communauté aux personnes désignées infréquentables à un moment donné.
Nul, en Afrique notamment, n’est désormais dupe devant la duplicité et l’hypocrisie de cette communauté internationale.

A la faveur des crises ivoirienne, tunisienne et égyptienne, cette communauté découvre par hasard, par une prise de conscience spontanée, que leurs dirigeants disposent,  à travers le monde, d’avoirs mal acquis et décide de les geler et pour les anciens de les confisquer.
Ne le savait-elle pas avant? S’agit-il d’une nouvelle « arme de pression massive » contre les Présidents dont certaines puissances ne s’accommodent plus ou qui  sont désormais infréquentables sous la pression de la rue? S’il y a lieu d’encourager des actions tendant à sanctionner les dirigeants qui détournent les richesses de leur pays, il eut été souhaitable qu’elle agisse en amont en appliquant leurs lois anti-blanchiment, en demandant aux banques de lever le secret bancaire, en contrôlant ces sociétés fiduciaires qui aident les individus dans le monde à dissimuler les biens mal acquis, en supprimant les paradis fiscaux, en aidant ces pays à récupérer ces fonds qui finissent pas fondre et disparaître pour le grand bonheur de leurs membres influents  etc. Ces pays invoqueront toujours le respect scrupuleux de l’Etat de droit comme si les procédures administratives et bancaires l’avaient été à l’entrée de ces fonds? Par parallélisme des formes, la récupération de ces fonds ne devrait-elle pas emprunter les mêmes canaux tortueux?

Sont-ils si respectueux du droit? Cette communauté internationale n’avait-elle pas fermé les yeux  sur cette zone de non droit et de torture que fut le centre de rétention de Guantanamo, sur les enlèvements, par les services américains, de prétendus terroristes sur les sols européens? La France n’est-elle pas souvent condamnée, par la cour européenne, pour les atteintes aux droits de l’homme?  Ceci n’expliquant pas cela bien entendu.
Que ne nous a-t-on pas dit à propos de la fortune de Mobutu dont la famille ne récupéra, de la Suisse, que la modique somme de 6 millions de dollars alors que celui-ci était crédité, à l’époque, par le magazine Forbes, d’une fortune évaluée à 2,5 Mds de dollars?
Que sont devenues les fortunes de Sani Abacha, de Ferdinand Marcos, de l’empereur Haïlé Sélassié? De Bébé Doc à qui la Suisse vient récemment de refuser le dégel de ces avoirs? Pourquoi ces avoirs qui font des « petits » dans les coffres bancaires suisses n’alimentent-ils pas les caisses du gouvernement Haïtien qui en a tant besoin pour la reconstruction de l’île après le séisme?

Ces sanctions viennent donc mal à propos dans le cas de la Cote d’Ivoire où cette communauté a mal conduit et géré le processus électoral. Pire, pour masquer son incurie, elle souhaite, en s’appuyant sur une organisation régionale, la CEDEAO en l’occurrence, sous-traiter l’application d’un concept encore mal défini politiquement et juridiquement. Celui du droit et/ou devoir d’ingérence,  et de surcroît dans un domaine où seule la souveraineté des peuples s’exerce : le choix de leurs dirigeants.

Peut-on seulement imaginer les conséquences  d’une telle jurisprudence dans les relations internationales  quand on sait que cette communauté internationale n’est que le reflet  de la puissance de certains Etats? Aura-t-elle la volonté, la détermination et les moyens d’agir de la sorte dans tous les pays du monde où éclateraient les conflits postélectoraux? C’est moins sûr. Une règle qui ne se limiterait qu’à une exception africaine n’en serait plus une et ne saurait être acceptée par la jeunesse montante de notre continent.

Cette même jeunesse, qui vient, peut-être, de montrer  la voie à suivre, en cette année 2011, en indiquant la porte de sortie à Ben Ali et Hosni Moubarak, longtemps soutenus par l’Occident mais finalement  lâchés, en désespoir de cause, sous la pression de la rue.

Si l’influence de cette communauté restait diffuse jusqu’à présent, les nouvelles technologies ont définitivement fait tomber son masque. Par ailleurs, l’appel à la réforme de l’ONU, lancé par le Président Français Nicolas Sarkozy, au dernier sommet de l’U.A qui était consacré au dossier Ivoirien,  sonne comme un hallali. S’agit-il d’une carotte offerte aux pays Africains qui soutiendraient la croisade anti-GBAGBO? Si elle est dégustée, les résultats attendus seront à l’image  de ceux relatifs aux réformes réclamées au plus fort de la crise financière internationale c’est-à-dire nuls. Il sera désormais difficile aux Africains, épris de démocratie, d’accorder à l’ONU et à ses Etats influents, tout crédit en matière d’ingérence « démocratique » tant qu’ils ne pratiqueront pas, au sein de cette instance, les règles de démocratie élémentaires: représentation plus large du monde et de l’Afrique au sein du conseil de sécurité, suppression du droit de véto entre autres. L’Afrique, à la lumière de ces évènements, doit d’ailleurs profiter de l’occasion, pour enfoncer le clou, en exigeant, de façon coordonnée, la réalisation de ces réformes, véritable serpent de mer jusqu’à présent.

En définitive, seul le peuple détient le pouvoir. En l’exerçant pleinement, il peut inverser les rapports de forces que pourrait lui imposer cette fameuse communauté internationale. Pour l’avoir oublié, à l’ère du numérique, cette communauté internationale  et les dirigeants africains qui rechignent à se soumettre au verdict des peuples, lors d’élections transparentes,  l’ont définitivement appris à leurs dépends. Les cas tunisien et égyptien en témoignent. Y aura-t-il un effet de dominos, comme le suggèrent certains ou le redoutent d’autres ? Wait and see.

Adrien Macaire LEMDJA, Consultant international


Cameroun-
Politique:
Entretien avec Jean-Jacques Ekindi député de l'opposition et candidat à l'élection présidentielle d'Octobre 2011.

Débat:
Les Rapports entre la France et l'Afrique.


Afrique 50, toujours pas de bilan.
Retour sur un débat diffusé la veille de la célébration du 14 juillet 2010 en France.



Afrique:
approvisionnement en énergie
problème de délestages récurrents, manque d'électrification



Afrique
Débat à l'issue du sommet de l'Union Africaine à Addis Abeba en janvier 2011.



Ci-dessous le texte qui a valu à Malick Noël Seck d'être invité à Abidjan:



Lorsque vous entendrez parler de la Côte d’Ivoire, tendez l’oreille, on parle de vous. Il n’y a pas de crise ivoirienne, ce n’est pas la Côte d’Ivoire qui est en crise, il y a une crise des intérêts français en Côte d’Ivoire suite à la décision du Conseil constitutionnel ivoirien de valider la victoire de Laurent Gbagbo à la présidentielle de 2010. Dés lors, ni l’ONU, ni la France ni une quelconque institution internationale ne peut en aucun cas se substituer à la constitution ivoirienne. Il existe une attitude légaliste, butée et débonnaire, qui persiste à croire que les situations politiques dans l’Ouest Africain doivent être soumises aux mêmes critères d’analyses que leurs variantes occidentales et que les républiques africaines devraient se conformer au droit constitutionnel hérité de la France. Or l’attitude légaliste n’est pas l’unique grille de lecture et la République, qui de fait associe l’intérêt général aux intérêts du peuple, doit être seule à triompher dans tous les cas de figures. Lorsque le président français Nicolas Sarkozy du haut de sa tribune pose un ultimatum au président Gbagbo et à sa femme, je me range automatiquement du côté de Gbagbo parce qu’à ce moment précis il devient une figure emblématique.

Et lorsque cette insulte est proférée au moment même ou nous fêtons le cinquantenaire de nos indépendances octroyées, Gbagbo devient un être providentiel, et les éructations des milieux d’affaires, les menaces d’une intervention militaire et l’unanimité des flics de la presse à le designer perdant, deviennent autant de titres honorifiques qui s’ajoutent à son curriculum. Nous connaissons à présent la composition de la Commission électorale dite indépendante, elle était à 80% Ouatariste ! Gbagbo demande le recompte des voix, la communauté internationale lui exige de perdre. Il sait le prix de la défaite ! C’est le renouvellement du Pacte colonial, c’est l’uranium nigérien vendu à vil prix à la compagnie française Areva, le pétrole gabonais à Elf Aquitaine, les projets d’aménagement de nos territoires réservé à Bouygues, les télécommunications au groupe Orange ; paludisme et pieds nus pour les enfants de Cocody, hors-bord et école privée pour les rejetons français de la Lagune, mains calleuses et toits de chaumes pour les cultivateurs de cacao du ZanZan, Jaguar et appartements de luxe pour les chocolatiers de Neuilly ; parce que c’est à ce prix là que l’on mange du sucre en Europe.

Ce que veut la France c’est conserver dans ses territoires l’aristocratie républicaine dressée pour la servir, tels Bongo et Eyadema, ventripotent dans leurs costumes, sergents chefs au syndicat de la trahison et dignes successeurs de leurs pères respectifs. Et lorsque rien ne marche, on fomente une rébellion armée, on exige des élections pour bourrer les urnes, on organise le crime crapuleux et des campagnes de presse, parce qu’il faut vaincre sans avoir raison, parce qu’il faut que les bourgeois de la grande industrie française dorment tranquille, et que les partis politiques français se fassent financer leurs campagnes électorales au détriment de nos peuples. La France ne peut pas nous humilier chez elle et chez nous. Vous connaissez le mythe de la terre d’accueil, les contrôles au faciès, la réalité des rafles nocturnes et des déportations sommaires. De quel côté du revolver êtes-vous ? D’un côté vous avez Ouattara avec ses propriétés parisiennes, ses amis du FMI, ses frères maçonniques et sa femme, de l’autre vous avez Gbagbo dont le seul tort est le refus de négocier les intérêts de la Cote d’Ivoire et pour cela il est calomnié, livré pantelant aux convulsions du brigandage, vilipendé par le même système qui jadis nous vendit le cannibalisme de Bokassa. Les ennemis de la Cote d’Ivoire sont planqués dans un hôtel, incapables d’orchestrer un soulèvement populaire, trahis par les électeurs fictifs qui les ont élus et comble du comble, c’est l’ONU qui les protège. Je vous ferais remarquer au passage que l’ONU a fait un bien meilleur travail à défendre les retranchés de l’hôtel du Golf que les Tutsis de l’hôtel des Milles Collines à Kigali lors des massacres de 1994, parce que ses interventions sont fonction du pédigrée des victimes. Nous ne sommes plus les tirailleurs de la France. Aucun Sénégalais n’ira mourir en Côte d’Ivoire. L’amélioration de nos conditions d’existence passe nécessairement par le contrôle de nos matières premières que seule notre souveraineté nationale peut garantir. Or être souverain c’est pouvoir librement décider de son sort. Gbagbo doit gagner, la marche de l’histoire l’exige ! Et c’est la seule Renaissance Africaine qu’il vous sera donné de vivre.


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