Alassane Ouattara: un assassin économique mandaté par le FMI

En Côte d’Ivoire, Mr Ouattara, l’ancien directeur général-adjoint du FMI - en fait, l’un des principaux agents de renseignements utilisés pour l’Afrique par cette institution financière prétendument internationale dont l’action a toujours consisté à généraliser la misère à travers la planète, et notamment, à faciliter aux pays industrialisés de faire main basse sur les patrimoines des pays sous-développés - est demeuré fidèle à lui-même.

La perspective qu’il proposait au peuple ivoirien au cours de sa campagne électorale, et qui reflète grandement sa vision du développement de la Côte d’Ivoire, repose sur le renforcement des relations avec le FMI et la Banque mondiale, ces deux institutions financières dites internationales.

L’objectif visé serait d’ «alléger la dette extérieure de la Côte d’Ivoire, et partant, de lui permettre à retrouver la capacité d’emprunter à l’étranger.» Soit en définitive, d’agir pour permettre à la Côte d’Ivoire d’atteindre le dernier des points d’achèvement pour accéder au statut privilégié de PPTE (pays pauvre très endetté). Ceci est la condition pour l’allègement de la dette dans les pays africains. Nul n’ignore cependant l’évolution économique actuelle des pays qui ont déjà «été élus PPTE» : aucun n’est devenu «un pays émergeant» «que deviendrait rapidement la Côte d’Ivoire, sous ma direction». Comme aimait clamer le sieur Ouattara au cours de sa campagne électorale.

Cependant, au cours de cette campagne, Mr Ouattara n’avait jamais expliqué au peuple ivoirien la raison pour laquelle la capacité d’emprunter détenue jadis par la Côte d’Ivoire, avait abouti à une dette extérieure de leur pays, une dette dont on voudrait implorer l’annulation puisqu’on n’arrive plus à la rembourser, ni pourquoi elle n’avait pu générer de développement.

Cette position de Mr Ouattara de faire de la Côte d’Ivoire un PPTE ne pourrait surprendre. Il était à la direction du FMI au moment où cette institution imposait les PAS (Programmes d’Ajustement Structurel) aux pays du Tiers-Monde pour pouvoir bénéficier d’un emprunt à l’extérieur. Soit en définitive, à créer le chômage, à instaurer la précarité pour des millions de gens, et la flexibilité (concrètement, la réduction du salaire), pour ceux qui avaient encore la chance de détenir un emploi.

Les PAS préconisaient le dégraissage des administrations publiques et des services publics par la réduction drastique de leurs effectifs, et l’exigence faite aux gouvernements de sous-traiter certains services auprès des entreprises privées, de réduire considérablement les subventions de l’Etat à la santé publique, à l’enseignement, à l’alimentation, etc.

Les ravages des PAS ont été tels qu’ils ont provoqué des révoltes populaires dans de nombreux pays du Tiers-Monde dominé où existent des syndicats consciencieux. Toutefois, devant le tollé général, ces deux institutions ont fini par battre en retraite. Par une fausse autocritique, pour la diversion, elles ont eu le temps, par des subterfuges, de cogiter de nouvelles formules de pillage des richesses des pays, notamment ceux des pays sous-développés. Ainsi prirent corps les «initiatives PPTE» où a été repris l’essentiel des dispositions préconisés dans des PAS.

Il est vrai que le pauvre est cette personne physique ou morale qui n’est plus capable de rembourser ses dettes. Mais, pour s’en convaincre, il ne doit rien posséder. Aussi, le failli est-il toujours dépouillé de la plupart de ses biens. Et comme les Etats peuvent détenir un patrimoine quelconque, il conviendrait que les Etats en faillite soient subtilement dépouillés - par des mesures de désengagement de l’Etat des activités économiques, pour indiquer pudiquement les privatisations - de leurs patrimoines sur lesquels feraient main basse les multinationales et transnationales appartenant aux puissances esclavagistes.

C’est dans cette optique qu’on encourage les pays du Tiers-Monde à devenir «PPTE» sous la fallacieuse promesse d’allégement de la dette extérieure alors que celle-ci a déjà été entièrement remboursée, à plusieurs reprises au cours des décennies.

Devant la gravité de cette situation, la CNUCED, (Commission des Nations Unies pour le Commerce et le Développement), une des institutions spécialisées de l’ONU, s’en est fort inquiétée. En 2003, elle a présenté un rapport annuel dénonçant les «acquisitions-recolonisation» perpétrées par ces puissances, notamment à travers le FMI et la Banque mondiale. Et cela, du fait de la mondialisation néolibérale.

Toutefois, on ne peut objectivement le contester, l’Afrique ne fait plus partie, depuis le 16ème siècle, de l’évolution historique normale de l’humanité. On ne saurait nier le fait que, de tous les continents, l’Afrique est celui qui demeure toujours, globalement, au même point de développement humain qu’à cette époque. Elle n’est toujours pas développée, sinon pas suffisamment.

Dans la plupart des cas, les moyens de production qu’on y trouve sont d’un autre âge, et ne peuvent pas, évidemment, générer le progrès. On devrait entendre par ceci, non seulement la maîtrise de la nature et de l’espace, mais aussi et surtout, la réduction de l’effort et le gain de temps dans la production et l’acquisition des biens et des services dont a besoin l’être humain pour vivre en toute dignité.

Pour les puissances esclavagistes, l’Afrique doit être maintenue à ce niveau pour continuer à répondre aux objectifs de l’impérialisme, cette doctrine qui, depuis le 16ème siècle, préconise la mise en place d’un système de domination des pays étrangers et d’assujettissement de leurs peuples pour y pérenniser le statut de réservoirs de matières premières, de déversoirs pour les rossignols provenant des pays développés (des fripes en tous genres : habits usagés, pièces de rechange ou véhicules d’occasion, etc.), et la possibilité d’exploiter des bêtes de somme, une main d’œuvre corvéable à merci, par des entreprises appartenant aux puissances esclavagistes, et installées dans ces pays dominés.

L’impérialisme organise les rapports entre pays comme dans le système des vases communicants, mais à sens unique. Il se caractérise fondamentalement par le transfert dans les métropoles esclavagistes de tous les profits tirés de l’exploitation éhontée des peuples et du pillage systématique des richesses des pays dominés. La mondialisation permet aujourd’hui de perpétuer, et d’accentuer, ce système.

Aussi, pour ces puissances, dont le FMI et la Banque mondiale constituent les fers de lance des actions prédatrices, la Côte d’Ivoire, devenu également, depuis quelques années, pays producteur du pétrole, de l’or noir, doit «être élu PPTE», comme la grande majorité des pays africains.



Café- Cacao: les planteurs ivoiriens mettent l’UE en garde



ABIDJAN-  l’ensemble des producteurs de café cacao  représenté par le comité des sages a décidé le mardi  au cours d’une réunion de changer de destination des produits dans les prochains jours.

Une décision  relative à l’interdiction des navires en provenance de l’union Européenne vers les ports ivoiriens.

A l’unanimité, les représentants des producteurs des 18 régions ont exigé au comité des sages présidé par Georges Bléoué  Aka de se tourner vers d’autres destinations. Notamment la Chine, le Japon et la Russie.

Les planteurs de café cacao ont profité de cette réunion pour exiger le départ de l’Ambassadeur de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire pour sa mise en application des décisions de l’opposant Alassane Ouattara.

L’opposant  Alassane Dramane Ouattara, avait appelé  le 24 janvier à l’arrêt des exportations du cacao et du café ivoiriens. Cette démarche prévoit- il rester en vigueur jusqu’au 23 février. Ouattara entend ainsi avec l’aide de ses soutiens occidentaux, notamment la France, couper les finances au président ivoiriens Laurent Gbagbo.

Depuis la réélection du Président Laurent Gbagbo avec  51,45%, la France tente d’imposer sans succès son adversaire Alassane Ouattara, un proche de Nicolas Sarkozy. Elle multiplie les ultimatums, menaces et autres sanctions par l’entremise de l’Union Européenne, préconisant « une asphyxie financière » de l’économie du pays.


Côte d’Ivoire – Asphyxie financière. La presse occidentale craint une révolution anti-Ouattara



PARIS –  La presse française s’est  faite l’écho mardi de « difficultés économiques » que rencontrerait la Côte d’Ivoire consécutivement à « la guerre économique lancée par Ouattara »,  avec le soutien de l’Union Européenne (UE), contre le gouvernement ivoirien.

Plusieurs journaux français n’ont pas manqué de relever  la fermeture mardi de 2 filiales de banques françaises et américaines. Le quotidien catholique La Croix, se fondant sur le témoignage d’un « habitant d’Abidjan », s’inquiète d’une montée du sentiment anti-français. «… c’est à cause de Ouattara. L’hostilité monte aussi contre la France », aurait révélé cette source à propos desdites fermetures.

L’Expansion.com, un site d’informations lui, voit en cet engagement de l’Europe un piège pour l’opposant Ouattara. Pour ce magazine, la volonté d’ «asphyxier financièrement » le Président Laurent Gbagbo pourrait se retourner contre l’opposant Ouattara.

«…l’étouffement financier du président [Laurent Gbagbo] a des conséquences dans la vie quotidienne des Ivoiriens. Privés d’argent, ces derniers pourraient se retourner contre » Alassane Ouattara, peut-on lire sur le site.

Depuis la réélection du Président Laurent Gbagbo avec  51,45%, la France tente d’imposer sans succès son adversaire Alassane Ouattara, un proche de Nicolas Sarkozy. Elle multiplie les ultimatums, menaces et autres sanctions par l’entremise de l’Union Européenne, préconisant « une asphyxie financière » de l’économie du pays
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La zone franc et le franc CFA, un système hérité de la colonisation


La zone franc et sa monnaie le franc CFA constituent le seul système monétaire colonial au monde à avoir survécu à la décolonisation. La mise en place progressive de ce système est le résultat de choix stratégiques de la France mettant l’entreprise de colonisation au service des intérêts économiques français. Les monnaies africaines sont supprimées et des banques privées appartenant aux colons mais contrôlées par la France sont créées.

La puissance coloniale exploite les matières premières des colonies pour alimenter l’industrie française et utilise les colonies comme débouchés pour les produits français. Suite à la crise de 1929, la France accentue son repli sur l’empire colonial pour protéger son économie et son commerce extérieur. La création de la zone franc en 1939 offre le moyen de pérenniser cette stratégie : les échanges avec des pays extérieurs à la zone franc sont interdits, ce qui cimente les liens économiques et commerciaux entre la France et son empire. La monnaie franc CFA (Colonies Françaises d’Afrique) est quant à elle créée en 1945 afin que la dévaluation du franc français au sortir de la guerre n’affecte pas les marchés des possessions africaines de la France. Celle-ci conserve ainsi le leadership dans le commerce extérieur des colonies et réaffirme sa suprématie sur son empire.

Au moment des indépendances, la quasi-totalité des anciennes colonies françaises d’Afrique subsaharienne décide de rester dans le giron de la France en signant des accords de coopération monétaire et en adhérant de ce fait à la zone franc. Le franc CFA est d’ailleurs renommé franc de la Communauté Française d’Afrique en 1958. Mais la Guinée refuse cet assujettissement monétaire et sort de la zone franc dans un coup d’éclat. Le président Sékou Touré veut une réelle indépendance politique et économique pour la Guinée, et pour ce faire crée le franc guinéen et quitte la zone en 1960. Au Togo, ancienne colonie allemande membre de la zone franc depuis 1949, des voix s’élèvent également contre le franc CFA en la personne du président Sylvanus Olympio. La sortie de la zone est prévue pour 1963 mais Sylvanus Olympio est assassiné juste avant que l’indépendance monétaire du pays ne soit acquise. Ce n’est que dix ans plus tard, en 1973, que la zone connaît de nouvelles modifications avec la sortie de la Mauritanie et de Madagascar.

C’est également à la période des indépendances que des banques centrales dont seulement la moitié des administrateurs sont des représentants africains sont créées pour émettre le franc CFA. Les présidents de ces institutions sont néanmoins français et restent maîtres de toute décision. Pendant les années 1970 la zone franc connaît des ajustements à la fois techniques et symboliques : révision des accords de coopération monétaire, déménagement des sièges des banques centrales de Paris à Dakar et Yaoundé, diminution du nombre de représentants français au sein des Conseils d’Administration. Malgré ces changements, la France garde la mainmise sur la politique monétaire de la zone franc dont les pays subissent des choix économiques et monétaires dictés par les intérêts français. La France va même jusqu’à décider unilatéralement de la dévaluation du franc CFA en 1994.

La zone franc : une gestion et des principes au service des intérêts français

La zone franc englobe donc aujourd’hui quinze pays : huit pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo), six pays d’Afrique centrale (Cameroun, République Centrafricaine, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée Équatoriale, Tchad) et les Comores. C’est une organisation financière, monétaire et économique, dont le cœur est la France et l’instrument principal le franc CFA. Cette organisation, gérée par la France, s’appuie sur des institutions africaines : la Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque des États d’Afrique Centrale (BEAC), la Banque Centrale des Comores (BCC).

Le système franc CFA est basé sur quatre grands principes : la centralisation des réserves de change au Trésor public français, la fixité de la parité franc CFA/euro, la libre convertibilité du franc CFA à l’euro, et la libre circulation des capitaux entre la France et les pays africains de la zone franc. A ces principes s’ajoutent la participation française aux instances de direction des banques centrales africaines, pièce maîtresse du système CFA puisqu’elle garantit l’application sans faille des quatre principes précédemment cités.

La centralisation des réserves de changes : un principe qui bloque l’économie des pays de la zone franc

Chaque banque centrale de la zone franc possède un compte d’opérations au Trésor public français et doit y déposer une partie de ses réserves de monnaie. Depuis 2005, 50% des réserves de change doivent être stockées sur le compte d’opérations en France (jusqu’en 2005 ce pourcentage était de 65). Il y a donc actuellement environ 8000 milliards de francs CFA venant de la BCEAO et la BEAC stockés au Trésor public, soit plus de 12 milliards d’euros. C’est autant d’argent qui est amputé du budget des États de la zone franc. La France rémunère les banques centrales africaines en intérêts, tout en se servant au passage grâce à des placements privés (des sommes dégagées au profit de la France qui se comptent en centaines de millions d’euros). Pire, la part d’intérêts versée aux banques centrales est comptabilisée dans l’Aide Publique au Développement ! Dépouillés de la moitié de leurs recettes, les pays africains de la zone franc se retrouvent ainsi dans une situation économique et sociale très difficile, d’autant plus que la France leur impose une rigueur budgétaire (c’est-à-dire une baisse des dépenses publiques) pour que l’approvisionnement du compte d’opérations soit garanti.

La parité fixe franc CFA-euro : une entrave à la compétitivité des économies africaines dans le monde

Hier lié au franc français, le franc CFA est aujourd’hui arrimé à l’euro, c’est-à-dire que la valeur du franc CFA sur les marchés mondiaux dépend de celle de l’euro. Autrement dit, les pays africains de la zone franc n’ont pas le contrôle de leur politique de change et subissent les fluctuations du cours de la monnaie unique européenne. Les recettes de leurs exportations doivent être converties en euro avant de l’être en franc CFA, ce qui signifie que si la conversion entre l’euro et les monnaies étrangères fluctue, les recettes des pays africains de la zone franc fluctuent également. Actuellement la valeur de l’euro se renforce par rapport aux monnaies étrangères. Par conséquent, la compétitivité des pays de la zone euro, et donc de la zone franc, diminue par rapport au reste du monde. Une baisse de la compétitivité signifiant une plus grande difficulté à vendre ses produits sur le marché mondial, les conséquences pour les pays africains de la zone franc d’un arrimage à une monnaie forte comme l’euro sont considérables : les économies restent faibles, et les populations se paupérisent car les matières premières qu’elles produisent ne peuvent ni être exportées ni être transformées.

La libre convertibilité franc CFA/ euro et la libre circulation des capitaux ou comment légaliser la fuite des capitaux

La libre convertibilité s’applique des pays africains de la zone franc à la France et inversement, mais ne concerne pas les échanges entre les trois zones du système CFA. Ce principe facilite les investissements français en Afrique, le rapatriement des capitaux, et l’importation par la France de matières premières, mais bloque les échanges inter-africains.

Les principes de libre convertibilité et libre circulation des capitaux favorisent également la fuite des capitaux de l’Afrique vers la France. Les entreprises françaises installées dans les pays africains de la zone franc peuvent rapatrier librement leurs liquidités vers la France et les transferts d’argent entre la France et l’Afrique s’opèrent sans entraves au profit des élites françafricaines.

La participation française à la gestion des banques centrales africaines

Dans les trois banques centrales de la zone franc, des administrateurs français siègent aux Conseils d’Administration (CA). Dans les faits, la présence d’administrateurs français garantie par les statuts des banques centrales confère à la France un droit de veto lors de la prise de décision. Au CA de la BCC, 4 administrateurs sur 8 sont français alors que les décisions doivent être votées à la majorité. A la BCEAO seuls 2 administrateurs sur 16 sont français, mais l’unanimité est requise pour toute décision majeure (et notamment la modification des statuts). La situation est la même à la BEAC avec 3 administrateurs français sur 13. Le pouvoir de la France dans ces institutions est donc considérable et la présence de représentants français garantit la mise en œuvre de tous les principes centraux du système CFA.

Un système monétaire qui constitue une entrave à la souveraineté des États africains de la zone francs

Le franc CFA est un lien qui cimente les relations économiques entre la France et les pays africains de la zone franc. Ces pays ne sont pas libres de la gestion de leur politique économique et monétaire, domaine pourtant constitutif de la souveraineté d’un État. Preuve en est la dévaluation de 1994 décidée unilatéralement par la France.

Malgré le passage à l’euro, la France garde la mainmise sur la zone franc, alors même qu’elle n’est plus émettrice de la monnaie d’arrimage. L’adoption de l’euro aurait pu se traduire par une disparition du pouvoir tutélaire de la France sur ses anciennes colonies, or la France a obtenu que les accords de coopération monétaire de la zone franc ne soient pas affectés par l’intégration européenne.

Cinquante ans après les indépendances, la politique monétaire de la zone franc reste donc décidée par la France en fonction de ses intérêts propres. Cinquante ans pendant lesquels cette politique a été complètement déconnectée des vrais enjeux du développement africain tout en permettant à la France de contrôler économiquement et politiquement ses anciennes colonies au profit de son économie nationale, et au préjudice du développement des relations entre pays africains. Le modèle imposé par le système franc CFA induit une verticalité des échanges (Nord-Sud) au détriment d’une coopération horizontale (Sud-Sud). Un tel système financier, au service des intérêts économiques et politiques de la France, ne peut pas être le vecteur de l’autonomie monétaire et du développement. Il perpétue les relations asymétriques et néocoloniales entre la France et les pays de la zone CFA.



Présidentielle Ivoirienne - Comment Ouattara a voulu s’emparer du pouvoir


Alassane Dramane Ouattara, soutenu par la communauté internationale et les Forces Nouvelles de Guillaume Soro, a voulu faire main basse sur le pouvoir en Côte d’Ivoire. Le plan était savamment mis en œuvre, avec des étapes clairement définis, pour écarter définitivement Laurent Ggabo du pouvoir.

Première étape :

Il s’agissait de provoquer les militants de La Majorité Présidentielle (LMP) et les forces de l’ordre. L’objectif était de provoquer des bavures policières qui contribueraient à ternir l’image du Président Laurent Gbagbo et de son régime, déjà bien malmenée au plan international. Et la riposte des partisans de LMP allait être interprétée comme une attaque xénophobe contre les Ivoiriens d’origine étrangère qui constituent une bonne partie de l’électorat d’Alassane Ouattara. Mais les échauffourées notées ça et là, pendant la campagne électorale, le jour du scrutin et avant la proclamation des résultats, n’ont pas eu l’effet escompté. Le nombre de morts n’a pas atteint les proportions souhaitées pour déclencher l’émoi de l’opinion internationale. On en dénombre au total une quinzaine dans les deux camps et au sein des forces de l’ordre. On a voulu rééditer le coup du 28 septembre en Guinée-Conakry qui a discrédité le capitaine Moussa Dadis Camara.

Deuxième étape :

Elle consistait à empêcher de voter les militants de Laurent Gbagbo dans le Nord du pays contrôlé par les Forces Nouvelles de Guillaume Soro. Certains ont été sauvagement agressés par des éléments des FN et contraints de voter pour Ouattara. L’insécurité dans cette partie du pays a permis le bourrage des urnes et la falsification de procès verbaux dont certains possèdent de fausses signatures ou des chiffres tronqués. Par exemple, dans la Vallée du Bandama (qui a pour chef-lieu Bouaké, fief des FN), Alassane Ouattara a obtenu, selon la CEI régionale, 244 471 voix, alors que l’addition des chiffres dans les différentes localités (Katiola : 38 416 voix, Bouaké : 42 070 voix, Béoumi : 19 058 voix, Dabakala : 34 398 voix, Sakassou : 15 656 voix) font un total de 149 598 voix. Il y a donc une différence de 94 873 voix. De même, dans cette même Vallée du Bandama, le nombre de votant est de 18 477 alors que les suffrages exprimés sont de 286 260. Donc les suffrages exprimés sont supérieurs au nombre de votant. Ce qui est impossible.

Autre exemple. Il y a au total 5 784 490 inscrits pour l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Les observateurs internationaux ont déclaré qu’il y a eu 70 % de taux de participation, donc environ 4 049 143 personnes ont voté. Le Président de LMP aurait eu, selon eux, 2 107 055 voix et le candidat du RHDP, 2 483 164 voix. D’où un total de 4 590 219 voix. Et quand on fait la différence entre le nombre total de voix obtenus 4 590 219 et les nombres exact de votants 4 049 143, nous avons une différence de 541 076 voix. Donc, un taux de participation de 79,35 %.

Par ailleurs, si nous prenons le nombre exact de votants soit 4 049 143 auquel on soustrait par exemple le chiffre de 2 107 055 voix qu’aurait eu Gbagbo, son rival Ouattara obtiendrait 1 942 088 voix. Et si nous prenons le cas où Ouattara aurait eu 2 483 164 voix, Gbagbo aurait eu 1 565 979 voix. Les exemples sont légion.

Troisième étape :

Il fallait proclamer rapidement les résultats, sachant qu’avec la fraude massive au nord du pays, ils allaient forcément être en faveur d’Alassane Ouattara. Le Président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko, un proche du candidat du RHDP, a voulu rendre public les résultats provisoires sans que la Commission centrale de la CEI ne les ait validés. C’est ce qui explique la réaction de l'un des deux représentants du candidat Gbagbo au sein de la CEI, Damana Adia Pickass, qui a arraché les feuilles de résultats des mains du porte-parole de la Commission, Bamba Yacouba, avant de les déchirer. "Ces résultats sont faux, ils n'ont pas été consolidés par la commission centrale. C’est un hold up électoral !", s’est-il exclamé. N’eût été cette réaction de Pickass, le coup allait passer. Les puissants médias occidentaux n’attendaient que ce moment pour diffuser en boucle les résultats proclamant Alassane Ouattara vainqueur.

La bourde de Bakayoko

En voulant, par monts et par vaux, proclamer les résultats provisoires, le Président de la CEI a commis une bourde qui en dit long sur ses intentions. Youssouf Bakayoko s’est rendu en tapinois à l’hôtel du Golf, où réside l’équipe de campagne d’Alassane Ouattara, pour y donner les résultats devant une poignée de journalistes avertis par SMS.

Cette approche pour le moins gauche n’a pas été la seule grosse boulette de Bakayoko. Il a tenu à proclamer les résultats alors que la CEI n’était plus compétente pour cela. Le délai de 72 heures fixé par la loi était expiré. Désormais, c’était au Conseil constitutionnel de proclamer les résultats. Manifestement, Bakayoko ne maîtrise pas les textes de son pays. Sinon, comment comprendre, à moins d’une heure de la date limite accordée à la CEI, qu’il effectue une sortie pour dire que la commission continue de travailler. Il est tombé dans son propre piège.

Gbagbo avait senti le coup

Gbagbo savait qu’il ne pourrait en aucun cas compter sur la communauté internationale qui ne souhaite que son départ du pouvoir. C’est pourquoi, il avait pris les devants. Il avait décrété le couvre-feu pour limiter les troubles après le scrutin. Ouattara et ses partisans avaient clairement indiqué qu’ils ne le respecteront pas. Allez savoir. Après l’annonce des résultats tronqués par la CEI, qui n’était plus compétente, Gbagbo a fait fermer les frontières pour éviter toute intrusion d’une armée étrangère dans le pays. Et quand les médias occidentaux ont commencé à diffuser les faux résultats, il a fait arrêter l’émission de toutes les radios et chaînes de télévisions occidentales. Sa stratégie a été payante, parce que le Conseil constitutionnel, après avoir statué sereinement, a publié le véritable verdict des urnes en annulant les votes entachés de fraudes dans le nord du pays.


Ci-dessous le texte qui a valu à Malick Noël Seck d'être invité à Abidjan:



Lorsque vous entendrez parler de la Côte d’Ivoire, tendez l’oreille, on parle de vous. Il n’y a pas de crise ivoirienne, ce n’est pas la Côte d’Ivoire qui est en crise, il y a une crise des intérêts français en Côte d’Ivoire suite à la décision du Conseil constitutionnel ivoirien de valider la victoire de Laurent Gbagbo à la présidentielle de 2010. Dés lors, ni l’ONU, ni la France ni une quelconque institution internationale ne peut en aucun cas se substituer à la constitution ivoirienne. Il existe une attitude légaliste, butée et débonnaire, qui persiste à croire que les situations politiques dans l’Ouest Africain doivent être soumises aux mêmes critères d’analyses que leurs variantes occidentales et que les républiques africaines devraient se conformer au droit constitutionnel hérité de la France. Or l’attitude légaliste n’est pas l’unique grille de lecture et la République, qui de fait associe l’intérêt général aux intérêts du peuple, doit être seule à triompher dans tous les cas de figures. Lorsque le président français Nicolas Sarkozy du haut de sa tribune pose un ultimatum au président Gbagbo et à sa femme, je me range automatiquement du côté de Gbagbo parce qu’à ce moment précis il devient une figure emblématique.

Et lorsque cette insulte est proférée au moment même ou nous fêtons le cinquantenaire de nos indépendances octroyées, Gbagbo devient un être providentiel, et les éructations des milieux d’affaires, les menaces d’une intervention militaire et l’unanimité des flics de la presse à le designer perdant, deviennent autant de titres honorifiques qui s’ajoutent à son curriculum. Nous connaissons à présent la composition de la Commission électorale dite indépendante, elle était à 80% Ouatariste ! Gbagbo demande le recompte des voix, la communauté internationale lui exige de perdre. Il sait le prix de la défaite ! C’est le renouvellement du Pacte colonial, c’est l’uranium nigérien vendu à vil prix à la compagnie française Areva, le pétrole gabonais à Elf Aquitaine, les projets d’aménagement de nos territoires réservé à Bouygues, les télécommunications au groupe Orange ; paludisme et pieds nus pour les enfants de Cocody, hors-bord et école privée pour les rejetons français de la Lagune, mains calleuses et toits de chaumes pour les cultivateurs de cacao du ZanZan, Jaguar et appartements de luxe pour les chocolatiers de Neuilly ; parce que c’est à ce prix là que l’on mange du sucre en Europe.

Ce que veut la France c’est conserver dans ses territoires l’aristocratie républicaine dressée pour la servir, tels Bongo et Eyadema, ventripotent dans leurs costumes, sergents chefs au syndicat de la trahison et dignes successeurs de leurs pères respectifs. Et lorsque rien ne marche, on fomente une rébellion armée, on exige des élections pour bourrer les urnes, on organise le crime crapuleux et des campagnes de presse, parce qu’il faut vaincre sans avoir raison, parce qu’il faut que les bourgeois de la grande industrie française dorment tranquille, et que les partis politiques français se fassent financer leurs campagnes électorales au détriment de nos peuples. La France ne peut pas nous humilier chez elle et chez nous. Vous connaissez le mythe de la terre d’accueil, les contrôles au faciès, la réalité des rafles nocturnes et des déportations sommaires. De quel côté du revolver êtes-vous ? D’un côté vous avez Ouattara avec ses propriétés parisiennes, ses amis du FMI, ses frères maçonniques et sa femme, de l’autre vous avez Gbagbo dont le seul tort est le refus de négocier les intérêts de la Cote d’Ivoire et pour cela il est calomnié, livré pantelant aux convulsions du brigandage, vilipendé par le même système qui jadis nous vendit le cannibalisme de Bokassa. Les ennemis de la Cote d’Ivoire sont planqués dans un hôtel, incapables d’orchestrer un soulèvement populaire, trahis par les électeurs fictifs qui les ont élus et comble du comble, c’est l’ONU qui les protège. Je vous ferais remarquer au passage que l’ONU a fait un bien meilleur travail à défendre les retranchés de l’hôtel du Golf que les Tutsis de l’hôtel des Milles Collines à Kigali lors des massacres de 1994, parce que ses interventions sont fonction du pédigrée des victimes. Nous ne sommes plus les tirailleurs de la France. Aucun Sénégalais n’ira mourir en Côte d’Ivoire. L’amélioration de nos conditions d’existence passe nécessairement par le contrôle de nos matières premières que seule notre souveraineté nationale peut garantir. Or être souverain c’est pouvoir librement décider de son sort. Gbagbo doit gagner, la marche de l’histoire l’exige ! Et c’est la seule Renaissance Africaine qu’il vous sera donné de vivre.






Pauvre Afrique, hier, on lui imposait ses dictateurs, aujourd'hui, on lui choisit ses " démocrates ". Les rappeurs, ces Prévert des nouveaux temps, viennent d'inventer un néologisme qui fait fureur d'un bout à l'autre du continent : la démocrature. Entendez, ce système hybride (le visage de la démocratie, le corps diabolique de la dictature) qui a le don de déchaîner les passions et d'ajouter à la confusion.

Qui a gagné les élections en Côte d'Ivoire, qui les a perdues en Guinée ? Cette question qui a l'air d'embraser l'univers n'a aucun sens dans les faubourgs de Conakry et d'Abidjan où, bon an, mal an, la vie politique n'aura jamais qu'un seul régime, la disette, et une seule loi : " tout ce qui n'est pas obligatoire est interdit ", pour reprendre le fameux mot de Léon Campo. Là-bas, on préfère d'expérience les mauvaises élections aux guerres civiles bien réussies. Mieux vaut encore Bokassa et Mobutu que les drames du Liberia ou de la Sierra Leone ! La bête humaine s'habitue à l'enfer du despotisme, certainement pas aux massacres à la rwandaise !

Or, les démons de la violence et de la haine hantent à nouveau la Côte d'Ivoire. Comme en 2000, le pays va se couper en deux, il va brûler comme une paille, plus rien ne peut l'empêcher. La faute à qui ? Au monde entier et d'abord et avant tout à cette fameuse communauté internationale qui n'est jamais mieux dans son rôle que quand elle rallume les incendies qu'elle est censée éteindre.

Formellement, ce " machin " derrière lequel se cachent les grosses griffes des Etats-Unis et de l'Union européenne ne pèse pas plus que le poids d'un arbitre. Son rôle se limite à prévenir les conflits et à proposer une solution négociée lorsque ceux-ci s'avèrent inévitables. Aucune circonstance exceptionnelle ne lui permet de déborder de ce cadre-là. C'est du moins ce que croyaient les néophytes, les sorciers de la diplomatie, eux ne manquant jamais d'arguments pour justifier l'injustifiable.

Disons-le clairement : l'ONU n'a pas à décider qui est élu et qui ne l'est pas à la tête d'un pays (le cas ivoirien compte peu en l'occurrence). Le faisant, elle outrepasse ses droits, ce qui lui arrive de plus en plus. Au point que derrière le langage feutré de ses diplomates, on distingue des bruits de bottes coloniales. A la manière dont Barack Obama, Nicolas Sarkozy ou Ban Ki-moon, traite ce pauvre Laurent Gbagbo, on croit revoir Gosier-d'Oiseau (célèbre personnage du Vieux nègre et la médaille, roman du Camerounais Ferdinand Oyono) transpirer sous son casque en engueulant ses nègres dans une plantation d'Oubangui-Chari.

Nous ne soutenons pas Laurent Gbagbo, nous nous contentons de rappeler un principe. D'ailleurs, le pestiféré d'Abidjan n'a pas besoin de notre soutien : l'arrogance des chancelleries et l'hystérie des médias travaillent pour lui. La diabolisation dont il est l'objet a fini par le rendre sympathique aux yeux de ses pires détracteurs. "A force de jeter une grenouille de plus en plus loin, on finit par la jeter dans une mare", dit un proverbe peul...

Nous ne contestons pas non plus l'élection d'Alassane Ouattara (nous sommes même convaincus que psychologiquement et techniquement, il est mieux outillé que n'importe lequel de ses concurrents pour gouverner). Nous disons simplement que le rôle de la communauté internationale ne revient pas à prendre des positions partisanes et à se répandre en déclarations intempestives encore moins dans une situation aussi explosive que celle de la Côte d'Ivoire. Pourquoi le défi et la menace du canon là où la discrétion, la ruse, la prudence et le tact bref, l'art de la diplomatie, auraient suffi ?

Nous n'allons pas apprendre à des géopoliticiens de métier que la Côte d'Ivoire est la pierre angulaire de la sous-région et que, si elle sombre, elle risque d'entraîner ses voisins, alors que la Guinée tente une périlleuse expérience démocratique et que Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a déjà ses sanctuaires au Burkina Faso et au Mali. La situation paraît d'autant inquiétante qu'il plane sur la région un "non-dit" tribal lourd de menaces pour l'avenir : tout sauf un Dioula au pouvoir à Abidjan ; tout sauf un Peul au pouvoir à Conakry.
La Côte d'Ivoire mérite-t-elle de brûler pour les besoins des statistiques ou pour les beaux yeux de Laurent Gbagbo ou d'Alassane Ouattara ? Non, assurément non !
Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, où est la différence ? Ils forment le trio maléfique qui a ruiné le pays d'Houphouët-Boigny. A Bédié, le poison de l'ivoirité, à Ouattara, celui de la sécession, à Gbagbo celui de la confiscation du pouvoir. Chacun de ces caïds a montré combien il était prêt à sacrifier sa patrie au profit de son pouvoir personnel. De ce point de vue, ils n'ont rien d'exceptionnel.

La quasi-totalité des chefs d'Etat africains sont au pouvoir à la suite d'un putsch sanglant ou d'une élection truquée. Une loi non écrite permet à chacun de tuer, de voler et de tricher pour arriver au pouvoir. La nouveauté, ce sont les " scrupules " avec lesquels les grands de ce monde regardent cela. Congo, Rwanda, Somalie, jusqu'ici ils ont encouragé les trucages électoraux et les putschs et fermé les yeux sur les pires atrocités au gré de leurs intérêts. Et voilà que ces messieurs sont soudain pris d'un excès d'états d'âme !

Eh bien, s'ils sont devenus aussi vertueux qu'ils le prétendent, pourquoi ne vont-ils pas fouiller dans les cuisines électorales du Burkina, de la Tunisie ou de l'Egypte ? Sont-ils sûrs que les dynasties présidentielles du Gabon et du Togo sont sorties de la vérité des urnes ? Se seraient-ils comportés ainsi s'il s'était agi de l'Iran, de la Birmanie ou de la Chine ?

Ce raffut fait autour de Ouattara est tel qu'il en devient suspect. Que veut sauver la communauté internationale, à la fin : la Côte d'Ivoire ou un de ses protégés ? Ouattara et Gbagbo sont les loups-jumeaux de la politique ivoirienne : même teint, même sourire carnassier, même poids électoral (l'un contrôlant la Commission électorale et l'autre la Cour suprême). Il y a cependant entre eux une différence de taille : le carnet d'adresses. Dans le monde mesquin et corrompu qui est le nôtre, plus besoin de formule magique, ce joujou-là suffit à ouvrir les plus secrets des sésames.

Ancien directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Ouattara se trouve au cœur du complexe réseau qui gouverne ce monde alors que, modeste professeur d'histoire, Gbagbo, hormis un bref exil à Paris, n'est jamais sorti de chez lui. Ce petit détail-là explique mieux que tout (les longs couplets sur la démocratie par exemple) pourquoi une simple élection africaine a pris une dimension mondiale. Le village global est bel et bien là : la planète des copains et des coquins ! Et ses lois s'appliquent partout aussi bien en Côte d'Ivoire que dans la Guinée voisine où, Alpha Condé, le président " élu " est un ami des présidents africains et un vieil habitué des ministères parisiens.

"Je ne me vois pas échouer cette élection", affirma le nouveau président guinéen au lendemain du premier tour alors qu'il accusait un retard de près de 25 points sur son concurrent. Il ne croyait pas si bien dire : l'élection fut prolongée de cinq mois, le temps sans doute que le "bon" candidat soit prêt avec à la clé, l'incendie de la Commission nationale électorale indépendante, les vols du fichier informatique, le tout suivi d'un véritable nettoyage ethnique. Il n'y eut aucune enquête et ces sourcilleux jurés de la communauté internationale n'y trouvèrent rien à redire. Comme pour confirmer ce que tout le monde savait déjà : pour être élu en Afrique, pas besoin de mouiller la chemise. Avec un peu de chance et quelques copains bien placés à l'ONU, à la Maison Blanche, à l'Elysée ou au Quai d'Orsay, vous êtes sûr de passer même à 18 %.

Tierno Monénembo, écrivain guinéen, Prix Renaudot 2008 pour "Le Roi de Kahel"



Entretien avec Mr. Pacôme Adjourouvi.



Entretien avec Alain Toussaint, sur la Cote D'Ivoire et le droit ivoirien.



Entretien avec Calixthe Beyala.



Entretien avec Amara Camara sur la Guinée.



Entretien avec Mr Michel de Guillenchmidt sur l'Afrique .



"Le Bobaraba du Boulanger a decallé le Mapouka de Choi"


                                                                                                    
*jeux de mots:"à dos"= ADO(Alassane Dramane Ouattara)

Et paf ! En plein millieux de la semaine, on vous largue que Choi le faiseur de guerre de l´onu a eu un face à face avec les ricains et les frenchies quelques heures avant de balancer sa certification de merde au profit de Ouatara. La fameuse certification qui est à l´origine de la position officielle de l´onu dans le conflit du siècle entre la francafrique et les progressistes en cote d´ivoire , oh je voulais dire en Afrique, si l´on tient compte du fait que le conflit n´est plus ivoirien depuis que les africains savent qu il y a anguille sous roche comme le disait le boulanger dernièrement au monsieur de canal+ là.

Eh oui laissez moi rire, donc tout le bruit que l´on voit l´onu entrain de faire en cote d´ivoire est basé sur une rencontre entre choi et les ambassaseurs de France et etats unis à l´onu. Il parait qu´on lui a foutu une pression de feu à choi afin qu il certifie que Ouatara a gagné les élections. Si c´est donc comme ca , alors qui a demandé aux ambassadeurs de jouer les fausseurs de démocratie en Afrique. Ah vous avez devinez n´est ce pas ? Obama et son Copain Zinzin Sarkozy. Voilà les deux larrons qui sont à l´origine des morts qui tombent actuellement en Ivoirie.

Stop stop stop ! Demi tour ! Recommencons encore à zero. L´Onu dit qu´elle a plus de 14 élections à superviser en Afrique en 2011. Son but oh combien noble est de faire évoluer la démocratie en Afrique. Coûte que coûte ! C est fini avec les despots là qui pillent leurs peuples en vrac et qui laissent l armée tirer sur les populations. L´onu veut elever le niveau de vie de l´africain moyen. Pour ca il faut des systèmes politiques stables et démocratiques. Est-ce que c´est pas bien ca les amis ? N´est ce pas vous qui chantez du matin au soir qu´il faut que les biya partent ? Et voilà que l´onu veut du changement dans un pays africain et vous êtes tous entrain de gueler fort et de lui envoyer des gifles du matin au soir. Alors que se passe t´il donc pourque cette institution si noble qui fit de nous les esclaves de la France devienne subitement votre ennemi numero un ?

Le probleme est que même les lyceens de kumba avaient déjà senti le louche dans cette histoire. La grande erreur de la francafrique a été de publier le résultat des élections officielles d´un pays dit souverain , dans un hotel et en direction d´une télevision etrangère. Oh la la ! Quels amateurs ! Ils étaient tellement certains que les africains sont si bêtes qu´ils ne comprendraient même pas ce qui est entrain de se passer. C´est comme ci au cameroun il y a élection presidentielle et au lieux que le résultat soit lu à la CRTV , on les balance au hilton et il faut que grand père capte France 24 pour savoir qui dirigera bientôt son destin et celui de ses enfants. Ca alors ! Même feu Otsama ( paix à son ame ) aurait piqué une crise cardiaque. Les feymen pensaient qu´ils allaient fey tout un pays sans résistance. Et c´est là que toute l´afrique a compris qu´il y avait anguille sous roche. Si c´est comme ca que l´onu va superviser ses 14 élections en afrique cette année, alors là nous pouvons nous préparer au théatre du plus grand niveau. Le seul problème que cette bande de faussaires a eu, est qu´ils sont tombés sur un os dur dès les premières élections. Ils pensaient couper Le boulanger pour le décaler en douceur mais ils ont oubliés que le coupe décallé a plusieurs facettes, Lorsque tu viens avec le Mapouka, le boulanger te sort le Bobaraba et tu te perds. Pendant qu´ils faconnaient leur plans à l´onu, le boulanger savait déjà sur quoi il comptait. Et il comptait sur son peuple. Il les a bien préparer et le coup d´état démocratique a raté.

Et maintenant on fait quoi choi ? Tu quittes ton pays en asie pour venir foutre le bordel chez nous. Tant que des nègres tombent ca ne geine pas. On fera tout pour forcer les buts de sarkozy. Mais attention ! Au moment où toutes vos vérites sont entrain de s´etaller sur la place publique, il y a un que vous n´avez pas pris en compte dans vos calculs : L´africain. Vous avez pensé qu´il est vraiment ce que vous pensez de lui. Vous vous êtes gourrés les amis. Vous vous êtes gourrés. Ce que vous pensez de l´africain est votre problème. La verité est une autre et la vérité est que même l´Africain moyen, celui qui va a lycée, sait déjà comment vous manipulez le monde. Il lui manquait juste des preuves et maintenant vous êtes entrain de les lui donner en public. Même si vous envoyez 100.000 casques de la mort en Ivoirie, beaucoup mourront certes, mais sachez que les noirs seront bientôt vos ennemis dans ce monde. C´est comme ca que vous avez fait des arabes vos ennemis et vous les appelez aujourd´hui terroristes. Tout le monde voit comment vous voulez faire des africains des futurs terroristes à cause de vos préjugés racistes et de votre avidité à tout controller et prendre toute la richesse de la terre en laissant aux autres la famine et la misère. Choi , la démocratie que vous voulez instaurez en Afrique est plombée. Elle est tellement faussée qu´elle pue à distance. Tout le monde voit que vous voulez instaurer des présidents en Afrique qui vous aideront à bloquer l´avancée chinoise en vous donnant la mainmise sur les ressources. C est la où vous avez gaffez et vendu l´âme de l´onu. Après la cote d´ivoire, votre onu là sera reformée. Nous ne voulons plus voir un seul président , même americain fût il décider qui doit diriger un pays ou pas. Chez vous vous faites tout pourque vos peuples décident, Mais chez nous vous voulez nous imposer nos présidents. Venez donc tous nous tuer parceque cette fois ci , nous vous montrerons aussi que vos couilles ne sont meilleures que les notres et que nous voulons enfin notre indépendance. Cette Onu qui ne nous a jamais voulu du bien ! Mais quand on sait qui a à dire dans ce machin, on sait très vite que se sont les mêmes qui nous asservissent depuis des centaines d´années qui decident aussi labàs. Alors l´onu là c´est quoi finalement ?

Pardon laissez moi avec Choi comme ca. Parlons de Popol.

Faut voir comment le grand père a tapé cinqs heures sous le soleil ardant d´Ebolowa pour renouer avec son enfance et ses origines. Lui fils de planteur , qui s´était perdu dans les chateaux et les sulfurations des hotels de ce monde et qui avait oublié comment se goutait le mets de mais. Fallait voir popol en campagne électorale ! le pauvre paa fru ndi ne comprend plus son monde. Lui qui avait jamais rencontré ( Du moins officiellement ) le roi du Cameroun, se retrouve sur son chemin deux fois en moins de deux mois. Sacrebleu ! Que se passe t´il dans le palais ? C´est que pendant que l´Ivoirie fait de la résistance aux grandes entreprises américaines et francaises qui ont envoyés leurs soldats obama et sarkozy casser le démocratie en Afrique, le vieux président camerounais a déjà placé tous ses pions. Il n´aura même pas besoin de l´onu pour superviser des élections au Cameroun, parceque à l´allure où les choses sont entrain de partir là, il n´a même pas besoin de l´aide des spécialistes en fraude et en manipulation comme patricia Balme pour l´aider à rester en poste à vie. Comme paa Fru lui-même est déjà entrain de prendre un poste de ministre dans un gouvernement de large coalition, le vieux voulant viellir en paix à etoudi, il reste donc à chaque président de parti politique de venir négocier sa place dans le futur gouvernement. Avec tous les arrivistes que nous voyons circuler comme les mila assoute et consors, on se demande bien quel gouvernement de coalition nous cassera les dents du matin au soir à partir de 2012. Mais oui , mais oui , beaucoup ne veulent pas entendre ce que je vous raconte là. Mais dites moi vous-mêmes, Qui peut casser l´homme lion ? Qui dans ce cameroun d´aujourd´hui peut casser l´homme lion ? Où est l´homme providentiel qui peut réaliser le renouveau national qui nous fit rever en 1982 ? Qui est celui là qui peut rassembler tous les camerounais et les emmener vers la modernité ? Le grand père a mis tout le monde KO. Aujourd´hui le terrain est vide et il est resté le seul qui souleve les foules. Si tu penses que tu va venir en 10 mois rassembler tous les camerounais pour battre l´homme lion, tu rêves ! Tu rêves. Trop tard. Vous avez dormis trop longtemps. Le vrai boulanger est assis à Etoudi. Il roule tout le monde dans la farine et à la fin la pluspart préferera qu´il reste pourque après on ait au moins la paix. Après lui on pourra toujours se casser les uns les autres car les dés seront mélangés à nouveau. Oubliez la communauté internationale. Elle ne sera même pas invitée à nos élections. Elle a montré son derrière dehors à tout monde dans la grande cour et son derrière pue plus qu´une dent pourrie. On va regler nos élections nous-mêmes dans ce pays. Vous avez maintenant compris pourquoi Paa fru et Paa Popol fument le calumet de la paix n´est ce pas ? Allez encore dire que les camers ne sont pas forts.

Un Africain


"Pression de la communauté (dite) internationale". Quel gague!



Depuis la proclamation de la victoire de Laurent Gbagbo par le conseil constitutionnel de la République souveraine de Côte d'Ivoire, la communauté internationale ou la crapulocratie internationale entendez-le comme vous voulez se donne en spectacle: reconnaissance d'un chef rebelle par-ci, menace d'un président légalement élu par-là, etc.

La vérité est que cette communauté qui n'a internationale que de nom, est un ramassis de crapulocrates qui appauvrissent le monde entier en ce moment. D'aucun diront que la France ou l'Union Européenne, les USA ou l'ONU, la CEDEAO ou l'Union Africaine (imitation servile et sans âme de l'autre Union) ont pris des sanctions contre Monsieur Laurent Gbagbo et son gouvernement. Tout d'abord, tous ces dirigeants que ce soit Sarkozy en France, Barack Obama aux USA, Jonathan Goodluck au Nigeria, aucun présentement ne jouit du soutien de son peuple. En plus pour ce qui est des deux premiers cités, ils ont avalisés la plus grande escroquerie de l'histoire de l'humanité à travers leur politique de renflouement des banques kleptomanes. Actuellement, ils font l'objet d'une chute à donner le tournis dans les sondages de leur pays respectif. Pour Monsieur Goodluck du Nigeria, n'en parlons plus, il ne jouit d'aucune légitimité et d'ailleurs ses quelques moments d'honêteté intellectuelle lui ont fait dire à l'ambassadeur des USA au nigeria qu'il n'était pas le mieux placer pour être président du Nigeria (en d'autres termes, il est la marionette de quelqu'un).

Les sanctions! parlons-en!
On se rappelle les pseudo-sanctions de l'UE contre le régime de gnassimbé Eyadema en 1993, qu’ont-elles donné ? Et la suspension de la Mauritanie après le coup d’état du général Ould Abdelaziz ? Des exemples comme ces deux cas, l’on peut en citer des tonnes et des tonnes. La vérité est que si effet elles ont, ces sanctions agissent plutôt sur les populations qui sont déjà dans un état de pauvreté qui laisse sans voix. Preuve que la véritable intention de cette communauté internationale est d'affamer et tuer les peuples à petit feu. Prenons l’exemple de l’Irak sous Saddam Hussein, les sanctions de la communauté internationale y ont fait plus de morts pendant les 12 ans qu’elles ont duré (1991-2003) que tous les crimes de Saddam et de l’occupation américaine réunies. Alors sanctions envers Gbagbo et son équipe ? Ces dernières ne l’ébranleront guère. Elles seront de nul et nul effet.

Maintenant les menaces :
On parle de CPI pour Gbagbo et ses proches collaborateurs. CPI sorte de tribunal à tête chercheuse qui est là pour défendre les intérêts de ses commanditaires, j’ai nommé les grandes puissances. La preuve, depuis sa création, cette cour ressemble plus aux assemblées de blancs dans le sud des USA pendant l’esclavage et la ségrégation dont le verdict juridique était connu d'avance: le lynchage des noirs. Tantôt c’est Charles Taylor qui est amené menottes aux poignets comme une bête de foire, sinon Jean Pierre Bemba qui est exhibé comme une des dernières prises d’une razzia nègrière, etc. Jamais de Georges W Bush criminel pénal international (CPI) devant l’eternel, jamais son caniche Tony Blair mythomane compulsif, jamais Jacques Chirac chasseur et tirailleur de nègres sur le pont Ivoire à Abidjan en 2004.
Criminel Penal international vous dites ? Dont le procureur Luis Moreno Ocampo poursuivi pour une affaire de mœurs, se transforme en justicier au lieu de justiciable quand il s’agit de l’Afrique ?
Une chose est sûre, face à l’habillage de la légalité républicaine que confère la décision du conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire à Laurent Gbagbo à travers sa proclamation comme vainqueur de l’élection présidentielle du 28 novembre dernier, cette soit disant communauté internationale et ses affidés se sont engagés dans une campagne de filouterie internationale à coup d’arguties pseudo-juridiques dont l’Irak seul avec l’histoire des armes de destructions massives à la sauce Bush a été l’objet dans l’histoire récente de l’humanité. Cependant. Que cette communauté internationale le sache, elle échouera cette fois. Elle échouera, car en face d’elle, elle a une nouvelle Afrique qui ne se laissera plus dicter les lois. Elle échouera, car elle a en face d’elle une jeunesse africaine déterminée. Elle échouera, car en face d’elle, se trouve une Afrique incarnée par Laurent Gbagbo qui se veut jalouse de sa souveraineté non négociable.

Un africain éveillé.

 





L’histoire du Franc CFA (partie 1)




L’histoire du Franc CFA (partie 2 et fin)

France - Afrique : Le pacte colonial ou la vraie cause des guerres en Afrique


Le texte ci-dessous dit "ACCORD DE COOPERATION ET DE DÉFENSE" a été élaboré et signé dans las années 1960 par tous les chefs d'état africains francophones. Il est resté en vigueur jusqu'à ce jour. Quiconque de ces "prétendus" chefs d'état africains francophones ose le remettre en cause ou le dénoncer est vite débarqué. Soit il meurt assassiné, soit il est est débarqué, limogé manu-militari. C'est l'explication des coups d'état en séries, des guerres successives, des génocides et crimes contre l'humanité impunis en afrique francophone. Le Président Youlou (Congo-Brazzaville) avait été débarqué en 1963 par un coup d'Etat parce qu'il avait osé le dénoncer à la Tribune de la XVème session de l'Assemblée générale de l'ONU, le 18 novembre 1960, et voulu le réviser en 1961. Depuis, bien d'autres ont subi le même sort que lui.

I - TRANSFERT DE COMPETENCES SANS INDEPENDANCE

L'Accord particulier portant transfert des compétences de la Communauté à la République de Côte d'Ivoire.

Le gouvernement de la République de Côte d'Ivoire d'une part, Le gouvernement de la République française d'autre part, ont convenu de ce qui suit :

Article premier - La République de Côte d'Ivoire accède, en plein accord et amitié avec la République française, à la souveraineté internationale et à l'indépendance par le transfert des compétences de la communauté.

Art. 2 - Toutes les compétences instituées par l'article 78 de la Constitution du 4 Octobre 1958 sont, pour ce qui la concerne, transférées à la République de Côte d'Ivoire, dès l'accomplissement par les parties contractantes de la procédure prévue à l'article 87 de ladite constitution.

Fait à Paris, le 11 Juillet 1960

Félix Houphouët-Boigny

Michel DEBRE

II - TOUTES LES RICHESSES RESERVEES A LA FRANCE

ANNEXE A l'accord de Défense entre la République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey, la République Française et la République du Niger concernant la coopération dans le domaine des matières premières et produits stratégiques.

Afin de garantir leurs intérêts mutuels en matière de Défense, les parties contractantes décident de coopérer dans le domaine des matériaux de Défense dans les conditions définies ci-après:

Article premier : Les matières premières et produits classés stratégiques comprennent:
- Première catégorie : les hydrocarbures liquides ou gazeux ;
- Deuxième catégorie : l'uranium, le thorium, le lithium, le béryllium, leurs minerais et composés.
Cette liste pourra être modifiée d'un commun accord, compte tenu des circonstances.

Article 2 : La République Française informe régulièrement la République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger de la politique qu'elle est appelée à suivre en ce qui concerne les matières premières et produits stratégiques, compte tenu des besoins généraux de la Défense, de l'évolution des ressources et la situation du marché mondial.

Article 3 : La République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger informent la République Française de la politique qu'elles sont appelées à suivre en ce qui concerne les matières premières et produits stratégiques et des mesures qu'elles se proposent de prendre pour l'exécution de cette politique.

Article 4 : La République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger facilitent au profit des forces armées françaises le stockage des matières premières et produits stratégiques. Lorsque les intérêts de la Défense l'exigent, elles limitent ou interdisent leur exportation à destination d'autres pays.

Article 5 : La République Française est tenue informée des programmes et projets concernant l'exportation hors du territoire de la République de Côte d'Ivoire, de la République du Dahomey et de la République du Niger des matières premières et des produits stratégiques de deuxième catégorie énumérés à l'article premier.

En ce qui concerne ces mêmes matières et produits, la République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger, pour les besoins de la Défense, réservent par priorité leur vente à la République Française après satisfaction des besoins de leur consommation intérieure, et s'approvisionnent par priorité auprès d'elle.

Article 6 : Les Gouvernements procèdent, sur les problèmes qui font l'objet de la présente annexe, à toutes consultations nécessaires.

Fait à Paris, le 24 avril 1961

Félix HOUPHOUET-BOIGNY

Hubert MAGA

Michel DEBRE

Hamani DIORI


Source : africa-humanvoice.org




AFRIQUE, 50 ANS ET APRÈS?

Autour de Denise Époté, acteurs, témoins et "spécialistes" de la scène politique africaine, personnalités politiques ou artistes, commentent les célébrations de cette année du Cinquantenaire des Indépendances. Ils revisitent ce demi-siècle d'histoire tout en évoquant les perspectives d'avenir qui s'offrent à l'Afrique. Un éclairage supplémentaire avant de voir ou revoir les quatre volets de la série documentaire "Afrique(s), une autre histoire du XXème siècle".


EXCLUE hackermocking-cartel.com
Françafrique, le documentaire qui révèle 50 ans de secrets


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