Une enquête minutieuse et laborieuse menée par des journalistes indépendants (Médiapart).




Pillage des caisses d'Etats Africains pour les caisses noires de partis politiques en France.
Un milliard de francs CFA(20 millions d') de Bongo à Sarkozy.

Robert Bourgi a affirmé ce lundi sur BFMTV que Jean-Marie Le Pen a perçu de l`argent des mains de l`ancien président gabonais Omar Bongo. Une somme qui lui aurait permis de financer une partie de sa campagne présidentielle de 1988. Ce matin, sur Europe 1, l`avocat a assuré n`avoir "aucune preuve" des accusations de financement occulte qu`il avait lancées, hier, contre Jacques Chirac. Alors qu`un nouveau témoignage, celui de Jean-François Probst, jette encore l`opprobre sur la classe politique, mais cette fois-ci sur Nicolas Sarkozy. Selon cet ancien collaborateur de Jacques Chirac, les enveloppes circulaient encore au moment de la campagne présidentielle de 2007.

19 h 50. Jean-Marie Le Pen se défend
Le président d`honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a catégoriquement démenti les accusations "ridicules" de l`avocat Robert Bourgi affirmant que l`ancien président gabonais Omar Bongo avait contribué à financer sa campagne présidentielle de 1988. "Si c`est M. Bourgi qui était chargé de me remettre les fonds, il a dû les garder pour lui", a réagi Jean-Marie Le Pen sur BFMTV, ajoutant que les propos de l`avocat étaient selon lui "téléguidés" par le chef de l`Etat Nicolas Sarkozy.

17 h 30. Bourgi affirme que Le Pen a reçu de l`argent de Bongo en 1988
L`avocat Robert Bourgi a affirmé ce lundi que l`ancien président du Front national Jean-Marie Le Pen avait financé une partie de sa campagne présidentielle de 1988 avec de l`argent que lui avait remis l`ancien président gabonais Omar Bongo. Il s`est exprimé sur BFMTV.

12 h 30. Un ex-collaborateur de Chirac : "Rien ne s`est arrêté avec Sarkozy"
Aujourd`hui, dans un entretien au Parisien, Jean-François Probst, ancien collaborateur de Jacques Chirac, affirme, à propos des accusations de financement occulte africain sous la présidence Chirac, que "rien ne s`est arrêté avec Sarkozy", accusant ce dernier d`avoir reçu "un milliard de francs CFA" d`Omar Bongo.
"Robert Bourgi s`est dépensé sans compter pour Sarkozy auprès de nombreux chefs d`Etats africains lors de la présidentielle de 2007" et ce dernier "a filé à Libreville dès juillet 2007 et refait un deal avec Omar Bongo (président gabonais, ndlr), qui lui aurait donné - dit-on - un milliard de francs CFA".
Questionné pour savoir si les pratiques présumées de valises de billets entre la France et l`Afrique se sont arrêtées avec l`arrivée de Nicolas Sarkozy à l`Elysée comme le prétend Robert Bourgi, Jean-François Probst a lancé : "Ce n`est pas crédible. C`est même le plus gros mensonge de sa vie".

11 h 30. Marine Le Pen "s`étonne" que Robert Bourgi ne parle pas de Nicolas Sarkozy
Marine Le Pen, présidente du Front national, s`est étonnée que Robert Bourgi "ne parle pas de Nicolas Sarkozy, alors qu`il fait partie du premier cercle des proches du président de la République", dans une interview à France Info ce matin.
Invitée à commenter les déclarations de l`avocat franco-libanais, elle a répondu qu`"au bénéfice de règlements de comptes, on finit par apprendre la vérité" sur le "financement des campagnes électorales".

11 h 15. Robert Bourgi : "Je suis un repenti"
"J`ai assisté M. Foccart dans cette partie que je qualifie de côté obscur de la Françafrique jusqu`à son départ en 1997. Et de 1997 à 2005, j`ai géré ce côté obscur de la Françafrique, a déclaré l`avocat franco-libanais. Robert Bourgi sert sur un plateau à l`opinion publique française, à la classe politique française, ce que tous les journalistes cherchaient à savoir
depuis 25 ans, s`est-il vanté, parlant de lui-même à la troisième personne. Je suis un repenti, je bats ma coulpe", a-t-il dit.

10 h 30. Une affaire "qui va faire des dégâts considérables", selon Morin
Hervé Morin, président du Nouveau Centre, a jugé que les accusations "extrêmement graves" de Robert Bourgi devaient faire l`objet d`une procédure judiciaire, prédisant que "les dégâts seront considérables" pour l`ensemble de la classe politique.

10 h 15. Devedjian "étonné" que Bourgi se mette lui-même en cause pénalement
Patrick Devedjian, ex-ministre UMP, s`est étonné que Robert Bourgi, avocat comme lui, se mette gravement en cause en accusant la présidence Chirac de financement africain occulte via des valises d`argent liquide qu`il affirme avoir lui-même convoyées.

10 h. Manuel Valls : "Ça pue"
Manuel Valls, candidat à la primaire socialiste, souhaite une "commission parlementaire" sur "les relations très particulières" entre la France et des dirigeants africains, lançant, à propos des accusations de financement occulte portées par Robert Bourgi : "Ça pue". "Je crains qu`il ne soit nécessaire d`accorder du crédit à ce type de témoignage", a-t-il déclaré.

9 h 40. Laurent Fabius : cela peut être "un des plus gros scandales de la droite"
Laurent Fabius a estimé que les accusations de financement occulte portées par l`avocat Robert Bourgi contre la présidence Chirac constitueraient, si elles étaient vraies, "l`un des plus gros scandales de la droite depuis des décennies".

9 h. Robert Bourgi détaille des "cadeaux" africains à Villepin
L`avocat Robert Bourgi a assuré que Dominique de Villepin avait reçu de dirigeants africains qui finançaient, selon lui, le président Jacques Chirac, des cadeaux de prix, souvenirs napoléoniens ou masques africains.
"Comme le président Bongo (Omar Bongo, défunt président gabonais, ndlr) et les dirigeants africains savaient qu`il aimait l`art africain et qu`il était un admirateur de l`empereur", Dominique de Villepin "recevait des bustes de l`empereur, des pièces rares qui concernent l`empereur Napoléon et des masques africains", a-t-il, en effet, accusé sur Europe 1.

8 h 55. Martine Aubry : les propos de Robert Bourgi "sont extrêmement graves"
Martine Aubry a qualifié "d`extrêmement graves" les propos de Robert Bourgi, qui a fait état de financements occultes de chefs d`Etat africains à l`ex-président Jacques Chirac, mais a souhaité "attendre les faits".
"Bien sûr, ces propos sont extrêmement graves. Mais je pense aussi qu`il y a des règlements de comptes au sein de l`UMP. Moi, comme toujours, j`attends les faits, j`attends la justice, a déclaré la candidate à la primaire socialiste sur France Bleu Hérault. Je pense que la justice va se saisir de cette affaire. Je crois qu`on ne peut pas commenter sans savoir", a ajouté la maire de Lille.

8 h 45. Robert Bourgi dit avoir versé 20 M$ à Chirac et Villepin
L`avocat évalue à "20 M$" les sommes provenant de dirigeants africains qu`il a remises au président Jacques Chirac et à Dominique de Villepin. Interrogé par Europe 1 sur le montant total de ce qui a circulé entre la France et l`Afrique, il s`est dit "incapable" de l`évaluer sous Pompidou, Giscard d`Estaing et Mitterrand. Mais, a-t-il ajouté, "j`évalue à 20 M$ ce que j`ai remis à Jacques Chirac et Dominique de Villepin".

8 h 35. Cécile Duflot veut une enquête
Sur I>Télé, Cécile Duflot, secrétaire nationale d`Europe Ecologie-Les Verts, a estimé qu`il fallait une enquête après les déclarations de l`avocat Robert Bourgi affirmant avoir livré des mallettes d`argent occulte à Jacques Chirac. Ces révélations dévoilent "un climat absolument détestable". Elles "expliquent la complaisance avec certains régimes africains" et le fait que "l`enquête sur les biens mal acquis de dirigeants africains en France n`avance pas".

8 h 30. Robert Bourgi dit n`avoir "aucune preuve" sur ses accusations
L`avocat a assuré n`avoir "aucune preuve" des accusations de financement occulte qu`il avait lancées la veille dans le JDD. "Je n`ai aucune preuve. Dans ce domaine-là, il n`y a aucune preuve, aucune trace", a-t-il fait valoir sur Europe 1. "J`ai agi en mon nom personnel. Personne ne m`a dicté cette interview", a-t-il redit, lui qui a affirmé avoir assisté à "trop de choses ignobles" et vouloir "une France propre".

8 h. Ségolène Royal veut "un bon coup de balai"
Ségolène Royal a souhaité "un bon coup de balai", en commentant les accusations de l`avocat Robert Bourgi, qui s`était dit, la veille, dans le JDD, porteur de valises d`argent occulte au profit de Jacques Chirac. Parlant de "spectacle affligeant", de "règlements de comptes nauséabonds", la candidate à la primaire socialiste a appelé à "remettre de l`ordre moral juste" face à une "très grave affaire qui révèle des moeurs politiques totalement dégradées".


Françafrique –
Ils ont une conscience !



Tout le monde s’attendait à ce que quelque chose de balèze se passe en ce 11 Septembre 2011, Il l’a fait ! Il a fait exploser une bombe énorme qui fera sans doute des dommages collatéraux. Non il ne s’agit pas d’une énième œuvre d’art signée Al Qaïda et lui, ce n’est pas un Kamikaze Arabe féru de vierges qui ne demandent qu’à être pénétrées ! Lui, c’est Robert Bourgi.

Ne vous prenez pas pour un ignare si vous le connaissez pas, c’est tout à son honneur car Robert est un homme de l’ombre, tout comme son père avant lui et Jacques Foccart, l’intriguant patron de services Africains à l’Elysée, l’homme aux multiples réseaux dont le plus connu et le plus influent est la Françafrique, un véritable complot ourdi contre le développement de notre continent. Ce type est le bagagiste de l’Elysée, un « simba sac » comme on dit au Congo Brazzaville.

 Il a fait un grand déballage médiatique, rien de nouveau. Il a dit ce que tout le monde savait déjà : l’argent tiré des ressources naturelles des anciennes colonies Françaises sert à engraisser La France qui, en contrepartie garantit le maintien au pouvoir de ces dictateurs, afin d’assurer la continuité du pacte diabolique. Et Dieu seul sait qu’ils en ont reçu des liasses ces présidents aux visages pâles ! Du coup quand le nain présidentiel Français déclare que La France n’a pas besoin de l’Afrique, c’est par pure orgueil et cynisme. La réalité est toute autre.

Maintenant que Pierre Péan, l’homme au stylo fumant s’apprête à publier un brûlot sur un ami intime à Dominique De Villepin, le sulfureux homme d’affaires Algérien Alexandre Djouhri, Robert Bourgi, Avocat au barreau de Paris qui avait déjà fait de graves révélations dans le documentaire de Patrick Benquet portant sur La Françafrique, lequel documentaire a révélé qu’Ali Bongo est un usurpateur, réitère dans la presse, après le scandale suite à l’appel qu’il avait reçu de Karim Wade qui l’appelle «tonton ». Il balance Jacques Chirac et Dominique De Villepin mais ne pipe mot sur le « petit Nicolas » !

Convoyeur de fonds

Il affirme avoir remis à Jacques Chirac alors Président de la République Française,  des mallettes et des fonds occultes à plusieurs reprises. Il a toutefois reconnu qu’il n’avait « aucune preuve » de ses remises d’argent liquide en provenance de pays Africains. « Dans ce domaine-là, il n’y a aucune preuve », a déploré l’avocat spécialiste de la Françafrique.

Il a toutefois accusé l’ancien secrétaire général de l’Élysée de Jacques Chirac de s’être fait offrir des cadeaux personnellement, notamment des masques africains. « Je souhaite qu’on les retrouve », a-t-il insisté, évoquant même une vente aux enchères de certaines pièces organisée par Dominique de Villepin, « il y a deux ans ».

Un cas de conscience

Interrogé sur les raisons de ses déclarations fracassantes et tardives, l’avocat a assuré qu’il n’y avait « aucun lien » avec le procès de Jacques Chirac et le procès Clearstream. Et de poursuivre : « C’est ma conscience qui m’a dicté de parler. »

Après avoir joué le rôle de porteur de valises, Robert Bourgi affirme maintenant vouloir « une France propre, à droite et à gauche ». Car Dominique de Villepin et Jacques Chirac ne sont pas les seuls à être accusés d’avoir profité des largesses de chefs d’État Africains, notamment de l’ancien président gabonais Omar Bongo.

Une bien vielle combine entubatoire

  »Jacques Foccart m’a dit à moi que ces pratiques existaient du temps de Monsieur Pompidou, du temps de monsieur Giscard d’Estaing et même du temps de monsieur Mitterrand. J’ai souvent croisé à Libreville monsieur Roland Dumas », a-t-il lâché.  « J’évalue à 20 millions de dollars ce que j’ai remis à Chirac et Villepin entre 1995 et 2005″, a-t-il expliqué sans être en mesure de savoir combien d’argent avait transité au total.

Davin et Mamadou

Selon l’avocat, Jacques Chirac était surnommé « Davin » par Omar Bongo, et Dominique de Villepin « Mamadou ».

C’est Très révoltant tout ça ! Blaguer avec l’argent d’un peuple au service duquel on est sensé se mettre ! Et de quelle manière ? En affublant des noms de code racoleurs aux « ayants droit » !

Il est temps que les Africains se réveillent enfin ! Cela fait trop longtemps que ces Français nous narguent et ce qui est grave, ils sont persuadés que nous ne sommes pas capable de réagir, que nous ne pouvons rien faire pour nous affranchir de leurs tentacules !

Saint Nicolas

Nicolas Sarkozy est, quant à lui, épargné. Celui qui nie être un conseiller officiel ou officieux de l’Élysée sur l’Afrique affirme que l’actuel chef de l’État n’était pas au courant des pratiques de Jacques Chirac et Dominique de Villepin : « Quand je suis allé voir Nicolas Sarkozy, ministre candidat en septembre 2005, il m’a dit : Qu’est-ce que c’est que ça ? Je croyais que c’était terminé. Le règne des mallettes, c’est terminé, mais la connaissance de l’Afrique, j’en ai besoin »

Pas besoin d’avoir fait sciences po pour comprendre de qui le déballage est l’initiative et pourquoi maintenant ? Robert n’est pas con, il sait qu’il n’a pas de fonction officielle, en fait il n’existe pas pour la fonction publique, sa parole n’engage donc que lui, il peut assumer sa liberté de ton et encaisser les coups. Et puisque la campagne présidentielle va commencer, il faut vite régler ses comptes. Après DSK, c’est autour de De Villepin d’être pendu à un croc de boucher;  Il n’y a pas de preuve mais c’est comme ça ! Royal et Hollande, on en fera d’une pierre deux coups, Martine ? On passera par son mari ! On les aura tous. Bayrou aussi passera à la casserole, reste plus que la fille de Le Pen. Elle, elle a les C…, elle au moins et ça ne va pas être facile à dégommer !

Pour revenir à la virginité de Nicolas Sarkozy, le champion de « la rupture », terme évanescent s’il en fut, c’est quand même étrange que cette intention de rompre avec quelque chose à propos duquel on ne serait pas au courant ! Incohérent, n’est-ce pas ? Mais s’il y a une chose qu’on a découverte, la trouvaille du siècle : nos hommes politiques ont bien un cœur gros comme ça, avec des ventricules et qui pompe le sang; oui Messieurs, ils ont une conscience ! Dommage qu’elle ne soit pas ponctuelle !



Quand Nicolas Sarkozy décorait Robert Bourgi
son très viel ami


En 2007, le fraîchement élu président de la République remettait à ce "cher Robert" les insignes de la légion d'honneur.


Au lendemain de son interview choc au "Journal du dimanche" dans laquelle Robert Bourgi accuse Jacques Chirac et Dominique de Villepin d'avoir reçu des mallettes d'argent liquide venant d'anciennes colonies françaises, se pose la question de ses relations avec l'actuel occupant de l'Elysée. Car l'homme de la Françafrique a également assuré lundi sur Europe 1 que ce système de financement politique occulte avait existé aussi sous les présidences Pompidou, Giscard d'Estaing et Mitterrand(...). Et Mediapart publie à cette occasion le texte du discours prononcé par le chef de l'Etat lors de la cérémonie de remise de la légion d'honneur à Robert Gourbi le 27 septembre 2007.

Le ton est très cordial, même amical, envers ce "cher Robert" avec qui Nicolas Sarkozy – et c'est lui-même qui le dit - entretient une amitié de "24 ans" depuis qu'ils se sont rencontrés au RPR en 1983. C'est certainement pour cela que contrairement à l'usage, Nicolas Sarkozy tutoie le décoré.

Le président de la République rend donc alors hommage à un homme travaillant avec "efficacité et discrétion" ayant eu "pour professeur" Jacques Foccart. Un homme sur qui il souhaite pouvoir continuer de compter "pour la politique étrangère de la France". Et Nicolas Sarkozy d'adresser cette phrase à Robert Bourgi : "Tu n'es pas homme à oublier les conseils de celui qui te conseillait jadis de 'rester à l'ombre pour ne pas attraper un coup de soleil'. Sous le soleil africain, ce n'est pas une vaine précaution."

De son côté, Jean-François Probst, ancien collaborateur de Jacques Chirac, a affirmé lundi dans un entretien au "Parisien" que "rien ne s'est arrêté avec Sarkozy", accusant ce dernier d'avoir reçu "1 milliard de francs CFA" d'Omar Bongo.



LES DOCUMENTS TAKIEDDINE, OU LA SALE VÉRITÉ DU SARKOZYSME



[Edwy Plenel - Mediapart - jeudi 4 août 2011]

Les documents Takieddine, dont Mediapart a commencé la publication le 10 juillet, dévoilent la vérité de la présidence de Nicolas Sarkozy. Et cette vérité est sale. Ayant pour fil conducteur l’argent noir des ventes d’armes, cette documentation sans précédent dans l’histoire de la République met à nu un système dont l’intérêt financier est le seul mobile, au détriment des lois en vigueur et de la morale publique.

Ces pratiques ou ces tentations ont toujours existé, et les affaires politico-financières qui ont terni les présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac en témoignent abondamment. Mais jamais elles n’avaient été installées avec tant d’ampleur au coeur du pouvoir comme le démontrent nos révélations qui attestent la place centrale occupée par Ziad Takieddine dans le dispositif sarkozyste. Jamais elles ne s’étaient étendues à ce point jusqu’à contaminer le sommet de l’Etat, ses règles fonctionnelles et ses usages administratifs. Telle est la révélation des documents Takieddine : la promotion de la corruption au coeur du pouvoir exécutif.

N’ayant d’autres compétences que son rôle d’intermédiaire auprès de régimes autoritaires ou dictatoriaux qui échangent des marchés juteux contre une reconnaissance diplomatique, M. Takieddine n’a jamais cessé d’appartenir au premier cercle qui entoure Nicolas Sarkozy depuis qu’il fit ses premières armes, en 1994-1995, sur les contrats pakistanais qui sont au coeur de l’affaire Karachi. Ce Franco-Libanais n’est pas un simple intermédiaire, mais un conseiller occulte. Il fait des notes confidentielles, conçoit la stratégie secrète, participe aux réunions dans les palais de la République, donne son avis politique, transmet ses recommandations diplomatiques, prépare les rencontres avec des chefs d’Etat étrangers, organise les voyages préalables, s’occupe des contacts préliminaires, traduit de l’arabe les documents ou les conversations les plus sensibles, transmet officieusement des messages officiels, etc.Depuis le retour, en 2002, de Nicolas Sarkozy sur la scène politique nationale, cet activisme militant d’un intermédiaire en vente d’armes ne s’est jamais démenti. Via le principal collaborateur administratif de M. Sarkozy, le préfet Claude Guéant – aujourd’hui devenu ministre de l’intérieur après avoir été son irremplaçable directeur de cabinet comme ministre puis le secrétaire général de l’Elysée –, M. Takieddine n’a cessé d’occuper ce rôle clé dans la sarkozie, aussi bien auprès du ministre de l’intérieur avant 2007 qu’auprès du président de la République depuis 2007. Après le Pakistan de ses débuts, son champ d’action a notamment concerné l’Arabie saoudite – ce que nous avons déjà démontré –, puis la Libye – ce que nous avons commencé à raconter –, mais aussi la Syrie et le Liban, son pays d’origine – ce que nous allons bientôt révéler.

Dans chaque cas, il s’est agi de promouvoir une politique extérieure de la France complaisante sinon complice avec des régimes non-démocratiques, aujourd’hui ébranlés par le vent de liberté du 89 arabe, et notamment les pires d’entre eux, les dictatures libyenne et syrienne. Mais surtout, dans chaque cas, il s’est agi d’en profiter pour obtenir ou tenter d’obtenir des contrats sur des ventes d’armes ou sur des achats de pétrole – ce que démontreront nos prochains épisodes syrien et libyen – au détour desquels l’enrichissement notable de M. Takieddine était garanti par des commissions dont les destinations finales se perdent dans des paradis fiscaux.

Contrairement à ce qu’on avait pu croire avec les révélations constantes de Mediapart, depuis 2008, sur l’affaire Karachi qui ont amené la justice à enquêter sur son volet financier (voir notre webenquête, «L’autre affaire qui affole l’Elysée»), M. Takieddine n’est donc pas l’homme d’une seule affaire : cette vente de sous-marins au Pakistan dans laquelle il fut imposé en 1994 comme intermédiaire par le gouvernement Balladur dans la perspective du financement de sa campagne électorale de 1995, avec  un circuit de commissions passant par une société écran dont la création fut supervisée par le ministre du budget de l’époque, Nicolas Sarkozy (lire nos articles sur l’implication de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Karachi). Il fut en vérité l’homme de toutes les opérations similaires tentées depuis 2002 par le premier cercle de l’actuel chef de l’Etat dont les documents en notre possession prouvent qu’elles avaient la même finalité : assurer des financements occultes en vue d’une conquête durable du pouvoir suprême qui serait la garantie d’une protection et d’une poursuite de ces pratiques illicites.

Le fil noir de l’aventure Sarkozy

Les documents déjà révélés par Mediapart à propos de l’Arabie saoudite et de la Libye le confirment. En 2003, alors que Nicolas Sarkozy est ministre de l’intérieur, Ziad Takieddine a failli toucher 350 millions d’euros de commissions occultes dans le cadre d’un marché d’armement avec l’Arabie saoudite. Interrompue sur intervention de Jacques Chirac, alors président de la République, cette négociation était secrètement conçue par celui que Ziad Takieddine nomme alors « le patron » et dont il n’était que l’exécutant : Nicolas Sarkozy. Le montage prévu afin de cacher les circuits financiers occultes passait par « les décisions suivantes du patron », écrit M. Takieddine : la création d’une « nouvelle structure complètement dépendante de son ministère » qui, en assurant « le rôle de Conseil du Projet », « sera capable de couvrir le sujet “sensible” par le biais de ses honoraires ».

Ce sujet sensible n’est autre que le versement de commissions pour lesquelles un échéancier avait été prévu par Ziad Takieddine sur le même modèle que celui déjà utilisé en 1994 pour un contrat de ventes de frégates militaires à l’Arabie saoudite. Ce précédent contrat avait été validé par le ministre du budget de l’époque qui n’était autre que Nicolas Sarkozy. M. Takieddine finira par toucher 91 millions d’euros de commissions sur ce marché.

S’agissant de la tentative avortée de 2003, on retrouve donc les mêmes personnages, le même ministre, passé du budget à l’intérieur, et le même intermédiaire professionnel, sinon personnel. Les notes Takieddine qui détaillent le montage financier prévu sont destinées à l’entourage direct de Nicolas Sarkozy, essentiellement son conseiller Brice Hortefeux, devenu ensuite ministre délégué aux collectivités locales, et son directeur de cabinet, le préfet Claude Guéant. Elles évoquent, dans un euphémisme transparent, lettre capitale comprise, « le Système voulu ». Elles mentionnent une « couverture/ parapluie sur place » qui serait « indispensable pour permettre une “assurance” de résultat ». Enfin et surtout, elles mentionnent une « Banque d’Affaires du P. » dont le rôle financier paraît décisif : « Il sera utile lors de la prochaine visite de préparation ultime de confirmer la signature avec la Société, représentée par la Banque d’Affaires du P., du contrat en votre possession suivant le schéma approuvé », écrit ainsi M. Takieddine aux collaborateurs directs de M. Sarkozy, le 23 octobre 2003.

Les mêmes enjeux financiers occultes sont présents dans le dossier libyen, tel que le dévoilent les documents Takieddine. Ce dernier fut l’instrument direct du rapprochement privilégié avec Mouammar Kadhafi, entrepris dès 2005 par Nicolas Sarkozy via son bras droit, Claude Guéant. L’incongruité de la réception fastueuse du dictateur à Paris fin 2007, à l’invitation personnelle du président de la République nouvellement élu, trouve ici son fin mot : après la libération des infirmières bulgares, marché symbolique qui masquait les marchés financiers, c’était en quelque sorte une bonne manière faite à un partenaire en affaires.

Entravée de nouveau par la cohabitation conflictuelle avec Jacques Chirac, cette offensive libyenne aboutira à au moins un contrat d’armement : la livraison au régime libyen de matériel de guerre électronique offrant « une solution inviolable au système d’espionnage anglo-américain ». M. Takieddine touchera 4,5 millions d’euros de commissions sur ce marché. Auparavant, il aura cornaqué, dans leurs déplacements discrets en Libye, MM. Hortefeux et Guéant, préparant leurs voyages et leur donnant des recommandations précises.

Des guillemets aussi symboliques qu’énigmatiques accompagnent la mention dans ses notes de l’enjeu «commercial» de ces visites de deux représentants personnels de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur : « Le “contenu”, ainsi formulé, prendra en compte les sensibilités du pays, créant ainsi un “partenariat” qui permettra la réalisation de l’objectif commercial. (…) Il est indispensable que le volet “commercial” de la visite ne soit pas mis en avant par les préparatifs officiels. Seulement comme un point important dans le cadre des “échanges” entre les deux pays dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.»

Ainsi donc la valse des millions qui, pour Ziad Takieddine, avait commencé, en 1994, avec les commissions sur la vente de sous-marins au Pakistan – il est soupçonné d’avoir touché sur ce contrat l’équivalent de 33 millions d’euros – n’a cessé de continuer après le retour au gouvernement en 2002 de Nicolas Sarkozy, ce « patron » du marchand d’armes qui allait devenir, en 2007, président de la République française.

Plus de 5000 documents incontestables

L’affaire Karachi est au coeur d’une histoire passée : le financement occulte en 1995 de la campagne d’Edouard Balladur dont Nicolas Sarkozy était le plus ferme soutien et qui fut finalement vaincu par son rival à droite, Jacques Chirac.

En revanche, les documents Takieddine sont au centre d’une histoire actuelle : l’élection en 2007 de l’actuel président de la République qui, jusqu’à preuve du contraire, entend bien être de nouveau candidat en 2012 pour se succéder à lui-même. La première est aux mains de la justice, deux juges d’instruction étant chargés d’enquêter sur son volet financier, Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire.

Mais on serait étonné que les seconds ne suscitent pas leur curiosité, M. Takieddine faisant office de trait d’union financier entre les campagnes présidentielles de 1995 et de 2007.

La situation créée par nos révélations est totalement inédite. En général, les investigations des journalistes accompagnent des curiosités judiciaires, avec plus ou moins de distance ou de bonheur. Mediapart, de l’affaire Karachi jusqu’à l’affaire Tapie, en passant par celle des Caisses d’épargne, sans compter bien d’autres révélations ponctuelles, a déjà prouvé qu’il n’entendait pas s’y limiter. Comme celle de la presse, l’indépendance de la justice est une bataille quotidienne qui suppose le renfort de médias libres, capables de dévoiler des réalités insoupçonnées par les juges eux-mêmes.

Dans le cas qui nous occupe, Mediapart est en possession de plus de 5000 documents incontestables qui, pour l’heure, ne sont entre les mains d’aucun magistrat et ne font donc partie d’aucune procédure judiciaire.

Jamais un organe d’information ne s’est trouvé ainsi détenteur d’une telle somme de secrets dévoilant sur une longue durée les combines d’un marchand d’armes et son ascension au coeur du pouvoir politique. C’est en quelque sorte le journal de bord d’un triple personnage, à la fois conseiller occulte, intermédiaire sulfureux et financier de l’ombre. Aucun des documents déjà révélés par Mediapart n’a été réfuté ou contredit. Sollicités, les protagonistes, quand ils veulent bien nous répondre, ne les contestent d’ailleurs pas. Il va de soi, enfin, que nous veillons à n’exploiter, dans cette masse de documents, que ce qui est d’intérêt public, en écartant tout ce qui pourrait relever de la vie privée.

La richesse exceptionnelle de ce matériau explique sans doute la lenteur de son cheminement dans l’espace public. Il faut du temps pour en prendre connaissance, l’assimiler et l’analyser, tout comme il nous faut du temps pour le trier et le traiter. Mais, à mesure que se poursuivront nos révélations, nul doute que les questions d’ores et déjà posées, notamment par le Parti socialiste et par le Parti de gauche, seront de plus en plus relayées par une opposition qui prendra la mesure de l’extrême gravité des faits révélés. Pour aider à cette prise de conscience, nous mettrons progressivement ces documents en ligne, dans les semaines à venir, sur notre site documentaire FrenchLeaks où ils seront en accès libre.

Quant aux très faibles ou trop rares reprises de ces informations d’intérêt public par une grande part des médias français, nos lecteurs savent que l’entêtement finit toujours par payer, comme ce fut le cas, certes plus rapidement, avec nos révélations l’été dernier sur l’affaire Bettencourt qui furent d’abord boudées ou ignorées.

S’il fallait une nouvelle preuve de l’état inquiétant de notre univers médiatique, en termes d’audace éditoriale et d’indépendance politique, ces lenteurs suffiraient à l’apporter.

La place occupée par l’actuel patron éditorial du Figaro, Etienne Mougeotte, dans le dispositif relationnel de Ziad Takieddine ne fait que souligner une réalité qui les dépasse tous deux : le fait sans précédent dans une démocratie digne de ce nom qu’un grand quotidien soit non seulement la propriété d’un élu notable du parti au pouvoir, mais surtout celle d’un marchand d’armes vivant de la commande publique. Le sénateur UMP Serge Dassault n’est rien sans l’Etat français, son principal client auquel il vend sans concurrence ni transparence ses avions de combat, voire ses drones comme l’illustre un contrat récent imposé par le pouvoir à nos armées malgré leurs réticences.

C’est l’affaire des journalistes, ceux du Figaro compris, de ne pas accepter la corruption de leur profession induite par ces conflits d’intérêts qui, hélas, existent aujourd’hui dans la plupart des grands médias privés, propriétés d’industriels ou de financiers extérieurs aux métiers de l’information.

Et c’est l’affaire de tous les citoyens de faire en sorte que la campagne présidentielle de 2012 porte la question centrale d’une libération de la presse française de toutes ces sujétions qui minent sa vitalité et ruinent son intégrité. Dans cette attente, Mediapart continuera d’illustrer, avec ses faibles moyens mais aussi sa grande détermination, l’indispensable rôle d’alerte et d’éveil démocratique d’une presse libre.

S’il est honnête et rigoureux, le travail est toujours récompensé : de même qu’en juillet 2010, nombre de médias n’avaient pas fait état des décisions de justice nous donnant raison dans la diffusion des enregistrements Bettencourt, le désistement soudain de Claude Guéant dans l’action judiciaire qu’il avait spectaculairement engagée à notre encontre en novembre 2010 est presque passé inaperçu (lire ici sur Mediapart), tout comme la mise en examen de Xavier Bertrand à notre demande pour ses propos diffamatoires qualifiant nos méthodes de « fascistes » (lire là sur Mediapart).

Il en ira de même avec les documents Takieddine : tôt ou tard, ils seront au coeur du débat public, tout simplement parce qu’ils dévoilent la corruption aujourd’hui installée au coeur du pouvoir. Une corruption qui ronge la République, mine ses valeurs et discrédite ses principes.

La corruption au coeur du pouvoir

En 1992, dans un ouvrage qui fit date, l’universitaire Yves Mény définissait en termes forts parce que simples et clairs la corruption : « Par définition, la corruption est un échange occulte, secret qui permet d’accéder à des ressources que le respect des règles et procédures n’aurait pas permis d’obtenir ou aurait rendu aléatoires. » Nous y sommes, évidemment. La Corruption de la République, sujet et titre de l’ouvrage de M. Mény, paru chez Fayard, n’est évidemment pas nouvelle, facilitée et aggravée, soulignait-il déjà, par l’absence de transparence et la concentration du pouvoir. Mais la corruption au coeur de la République, comme installée à demeure et avec tant d’impudeur, c’est de l’inédit.

Ici, la corruption générale des règles administratives entraîne une corruption insidieuse des moeurs politiques. A l’argent sale obtenu de dictatures opprimant et réprimant leurs peuples s’ajoute le mépris total de la loi et des règlements, comme de ceux qui en sont les gardiens ou les instruments. Témoignant d’une diplomatie parallèle qui piétine allègrement les fonctionnaires du Quai d’Orsay, les documents Takieddine prouvent que le pouvoir était prêt à négocier au mépris du droit le sort judiciaire du bras droit de Kadhafi, Abdallah Senoussi, responsable, entre autres massacres, de l’attentat contre le DC10 d’UTA qui fit 170 victimes (lire ici notre enquête sur ces négociations secrètes).

Ils prouvent aussi, de façon incontestable, que Ziad Takieddine, résident fiscal français et personnalité connue du sommet de l’Etat, ne paye pas d’impôts (lire là notre article). Malgré une fortune évaluée à 97,2 millions d’euros dont plus de 40 millions sont localisés en France, il ne verse rien pour l’intérêt général, zéro centime, défiant avec constance la loi fiscale sans laquelle il n’y aurait pas de budget de la Nation, et donc pas d’Etat. Et il le fait alors même que c’est grâce à cet Etat qu’il s’est enrichi, en touchant les commissions que sa place auprès de Nicolas Sarkozy, ministre puis président de la République, lui a permis d’obtenir.

Sommes-nous toujours en République ? On en douterait sincèrement au constat que cette information aussi stupéfiante qu’indiscutable n’a, jusqu’à aujourd’hui, suscité aucun commentaire des ministres directement concernés, ceux des finances et du budget, François Baroin et Valérie Pécresse. On en doute assurément quand l’on constate que Ziad Takieddine n’a cessé de fréquenter des ministres du budget, de Nicolas Sarkozy lui-même à Jean- François Copé qui est non seulement son ami mais aussi son débiteur, comme l’atteste la comptabilité du marchand d’armes. On en doute définitivement quand l’on découvre, parmi d’autres hauts fonctionnaires, un ancien directeur du budget sous les gouvernements de droite parmi les invités très choisis du dîner festif organisé par Ziad Takieddine quatre jours après la victoire de la droite aux législatives de 2002.

S’efforçant de classer la corruption par catégories de dangerosité, le politologue Yves Mény mettait en haut de l’échelle cette « situation beaucoup plus grave où quelques décideurs publics, par l’importance des décisions financières et économiques qu’ils prennent, sont à même de déterminer le mode et le type de rapports qu’entretient l’administration avec le secteur privé ». Dès lors, poursuivait-il, « au sein de l’Etat de droit se crée ainsi un club, une “société mafieuse” avec ses codes et ses règles de conduite, ses rétributions et ses sanctions ». Il faut donc croire que, là aussi, nous y sommes.

La mafia comme métaphore politique

Car ce qui frappe dans la masse des documents Takieddine, albums photos compris, c’est la présence constante d’un cercle très fermé de proches de Nicolas Sarkozy. On y trouve d’abord le conseiller de toujours, l’ami et serviteur indéfectible, Brice Hortefeux, dont on sait qu’il se prépare à organiser la future campagne présidentielle. Puis deux autres proches issus du terrain de jeu initial, la ville de Neuilly-sur-Seine et le département des Hauts-de-Seine : Thierry Gaubert, qui, comme Mediapart l’a raconté dès 2008, est impliqué dans un scandale immobilier lui valant aujourd’hui d’être en instance de jugement à Nanterre, notamment pour escroquerie (lire ici et là nos articles), et Dominique Desseigne, qui n’est pas seulement le patron du Fouquet’s mais surtout celui du groupe Barrière dont les casinos règnent sur presque tout le territoire national.

Enfin, deux autres personnages complètent ce tableau presque intime. Le premier est Jean-François Copé, dont on comprend mieux en découvrant les documents Takieddine la confiance présidentielle qui lui vaut d’être aujourd’hui à la tête de l’UMP. Le second est Claude Guéant qui, avant de devenir ministre de l’intérieur fin 2010, fut considéré comme le numéro deux de la République, secrétaire général de l’Elysée prenant le pas sur le premier ministre et son gouvernement au mépris de tous les usages. Ziad Takieddine est donc éminemment proche de ces cinq personnalités essentielles dans le dispositif politique de Nicolas Sarkozy. Et quand il n’invite pas ou ne régale pas les uns, il abreuve de notes ou de conseils les autres. Autrement dit, il fait lui aussi partie du clan, ou du « club » pour reprendre M. Mény. De ce premier cercle qui entoure « le patron ».

L’Italie, qu’ont beaucoup fréquentée les politologues qui, comme Yves Mény, ont étudié la corruption de nos républiques, a eu la chance d’avoir, avec Leonardo Sciascia, un écrivain sicilien qui n’avait pas peur de la mafia au point d’en faire le matériau de son oeuvre. Dans une note qui clôt Le Contexte, un roman de 1971 porté à l’écran par Francesco Rosi sous le titre Cadavres exquis, il confie avoir imaginé « un pays où n’avaient plus cours les idées, où les principes – encore proclamés et célébrés – étaient quotidiennement tournés en dérision », un pays « où le pouvoir seul comptait », pouvoir, ajoutait-il, qui, « de plus en plus et graduellement, prend la forme obscure d’une chaîne de connivences, approximativement la forme de la mafia ».

Aussi provocante soit-elle, cette métaphore politique de la mafia ne s’en impose pas moins à la lecture des documents Takieddine. Tant ils offrent clairement le tableau d’une chaîne de connivences dont le pouvoir est le seul enjeu, et l’argent le seul ressort. D’un monde d’intérêts aussi féroces qu’égoïstes où la loi est bafouée, et la République déshonorée. S’interrogeant en 1979, dans La Sicile comme métaphore, sur la persistance culturelle de la mafia dans sa Sicile natale, Leonardo Sciascia reprochait aux partis de gauche d’avoir trop déserté « l’exercice de l’opposition, et donc de la dénonciation, une fonction salutaire et capitale dans une démocratie ». « Une vraie révolution culturelle en Sicile ne sera pas possible tant qu’il n’y aura pas une bonne opposition », concluait l’écrivain.

Il en va aujourd’hui pour notre France sous Sarkozy comme de la Sicile de Sciascia. Devenu une île sous cette présidence, car de plus en plus coupé du monde et des autres, offrant le spectacle d’une déchéance morale en son sommet, où la xénophobie officielle sert de diversion aux corruptions essentielles, notre pays a en effet urgemment besoin d’une bonne opposition. D’une opposition qui n’ait pas peur d’affronter cette chaîne de connivences qui, désormais, s’étend à l’abri des institutions de la République.

http://www.mediapart.fr/journal/france/040811/les-documents-takieddine-ou-la-sale-verite-du-sarkozysme


En dépit du sondage récent du CSA acquis à sa cause...

Nicolas Sarkozy vit peut-être sa dernière année à l'Elysée

Nicolas Sarkozy est-il vraiment fini?

Le chef de l'État est au plus bas dans les sondages et paraît bien mal placé pour remporter l'élection présidentielle de 2012.
« Fini », comme le prétend Franz-Olivier Giesbert dans son livre M. le Président. Scènes de la vie politique (2005-2011). Fini, vraiment ? On parle de « cote d'alerte » et l'on évoque, à demi-mot, la possibilité qu'il ne se représente pas en 2012. Il, c'est évidemment Nicolas Sarkozy, dont la popularité est au plus bas. La phrase est écrite à chaque fois que paraît un sondage d'opinion sur l'action du sixième président de la cinquième République. Elle l'est une nouvelle fois ce lundi. Mais la récurrence des mots est-elle vérité ?

La popularité du chef de l'État est en baisse continuelle. Selon le baromètre mensuel Viavoice-Libération paru lundi, 29% des Français approuvent la politique de Nicolas Sarkozy. Pis : d'après le baromètre Harris Interactive pour Le Parisien / Aujourd'hui en France, 74% des Français ne font pas confiance au chef de l'État. Popularité et confiance ne se traduisent pas forcément en bulletins de vote glissés dans l'urne. Mais même à ce niveau-là, Nicolas Sarkozy semble à la peine, toutes les récentes d'enquête d'opinion donnant le candidat de l'UMP battu dès le premier tour de l'élection présidentielle, distancé par celui du PS et Marine Le Pen.
La fin de l'UMP

A un an et quelques poussières du premier tour de l'élection présidentielle, l'alerte est réelle pour Nicolas Sarkozy. Sa maison UMP brûle, partagée entre des partisans d'une politique dure et affirmée, à l'image de Claude Guéant, et ceux qui souhaiterait injecter un peu de social dans la politique du gouvernement, comme Laurent Wauqiez par exemple. Étirée, l'UMP semble prêt à rompre, plongeant Nicolas Sarkozy dans une situation pour le moins délicate. L'illustration en a été donnée jeudi lorsque Jean-Louis Borloo, figure sociale de la droite dirigeante, a repris sa liberté comme il annonçait son départ de l'UMP. Dans l'idée au moins, le grand parti né au printemps 2002 n'existe plus.

La situation est délicate pour le chef de l'État. Dans les alcôves parisiennes, le bruit court à droite qu'un autre que lui devrait se présenter en 2012. On suggère d'autres noms, celui de François Fillon notamment, qui par son positionnement radical contre le Front national lors des élections cantonales a su séduire cette frange modérée de l'UMP peu convaincue par la « droitisation » du parti majoritaire. Quand bien même ce ne seraient que des suggestions, ces bruits soulignent bien le malaise ambiant à l'Élysée comme rue La Boétie.
Un homme de campagne

Peut-on pour autant dire que Nicolas Sarkozy est politiquement fini ? Rien n'est moins sûr. D'une part, la route est encore longue avant le premier tour de l'élection présidentielle. L'UMP, comme le chef de l'État, peut encore modifier son discours, infléchir dans un sens ou dans l'autre, pencher à droite ou repiquer au centre. Surtout, et la campagne de 2007 l'a largement prouvé, Nicolas Sarkozy est un homme de campagne, jamais aussi bon dans l'affrontement. Les meeting, les rencontre et les débats, le président les connaît. Mieux : il les apprécie. Il n'y a qu'à voir comment, la semaine dernière, Sarkozy s'est engouffré dans la brêche ouverte par la projet du PS, critiquant sans ambages les propositions du Parti de la rue de Solférino.

D'ailleurs, puisque l'on parle du Parti socialiste, rappelons-nous qu'il n'y a pas si longtemps, le PS semblait englué dans ses batailles internes, sans chef et sans projet. Il n'a toujours pas de candidat mais il a bien un projet et, si l'on en croit les mêmes observateurs qui le donnait pour mort il y a peu, il est le grand favori de la prochaine élection présidentielle. C'est aujourd'hui l'UMP qui paraît mourante. Pourtant, tous les scrutins depuis  30 ans, hormis celui de 2007, ont prouvé que les donnés pour morts savaient parfois renaître à temps.


France: Elysée

Le populisme peut-il être vaincu en 2012 ?


Des effets d’annonce et de la démagogie ; 2012 va-t-il correspondre à l’avènement du populisme ou au contraire à son achèvement ?


Ça sent la fin de règne à Paris, celle où l’on se permet tout et n’importe quoi car on ne sait pas de quoi sera fait demain. L’allègement de ISF, à la fois au niveau du seuil d’entrée mais aussi et surtout des taux, est un cadeau pour 2011 aux amis du Fouquet’s alors que le bouclier fiscal disparaîtrait en 2012. Toujours ça de pris aux pauvres… La posture « contre » les actionnaires pour qu’ils partagent une miette de leurs dividendes avec les salariés, au travers d’une prime obligatoire en principe et défiscalisée, au montant discrétionnaire, permet d’élever un rideau de fumée sur la réforme de l’ISF qui profite aux plus riches.

Ça sent les années dix neuf cent trente, soit un sacré retour en arrière pour un président qui voulait la rupture pour projeter la France dans un futur mondialisé. Depuis 2007, Sarkozy et sa bande ont fait sauter les digues du politiquement correct. Ils ont piqué la recette dans le placard des Le Pen père et fille : l’étranger comme bouc-émissaire des problèmes de la France. Ainsi, Guéant ajoute sa sauce qui a le même goût que celle de Hortefeux, pour légitimer un discours clivant, voir ouvertement raciste et populiste que tient son patron.

Avec ce nouveau paysage politique, des néo-réactionnaires médiatiques (Zemmour, Lévy, Rioufol, Ménard, Brunet, …) sont montés en puissance jusqu’à saturer les ondes et les plateaux TV. Ces néo-réac des médias sont-ils des relais complices du pouvoir en place, sorte de génération Sarkozy décomplexée qui vise à pousser l’opinion publique française toujours plus à droite ? Pousser Marine Le Pen pour tirer Nicolas Sarkozy dans les sondages, est-il une stratégie raisonnable ?

Je suis inquiet car ce populisme pourrait mener au fascisme. Les digues sont fragiles et nos institutions mal en point, la crise économique est installée et l’injustice sociale encouragée, … La dérive vers la bassesse des idées simplistes pour éviter d’affronter un monde complexe, ne peut être une solution pérenne. La question est : peut on échapper au populisme, et dans l’affirmative, comment ?

Le populisme n’est pas une fatalité, mais le symptôme de la médiocrité du personnel politique, prêt à tout pour être élu et réélu pour continuer à profiter et faire profiter du système. C’est notre manque d’exigence démocratique, qui le laisse prospérer alors que nos institutions nous protègent mal. Comme tout notre personnel politique n’a pas touché les tréfonds du médiocre, il devrait y avoir des voix à gauche, mais aussi à droite pour le dénoncer, pour poser les limites que nos valeurs rendent indépassables, pour porter des idées en forme de contre-argumentaire au populisme.

Face à une médiocrité politique qui induit la médiocrité médiatique de certains qui jouent leur égo pour servir des idées d’égouts, il y a peu à faire si ce n’est nourrir le débat contradictoire…

Pour lutter contre le populisme, l’on devrait pouvoir compter sur le sens des responsabilités de l’opposition. C’est la petite musique que joue François Hollande, la même qu’entonnerait DSK. Soit un discours de vérité, habillé de justice social. Ça ne fera peut être pas rêver les français, mais ça redonne du sens à la politique.

L’on devrait aussi pouvoir compter sur l’actuelle majorité parlementaire UMP. Si l’on croît l’information dévoilée par le Canard Enchaîné il y a quelques semaines, laprojection pour les législatives 2012 sur la base du vote des cantonales donne 120 sièges à l’UMP au lieu des 374 actuellement détenus, soit 2/3 des députés de la majorité qui iraient au tapis. Suivre leur chef dans son délire populiste ne semble pas payant électoralement pour les députés, de quoi faire réfléchir plus d’un élu de la majorité pour en appeler au retour à la raison et aux valeurs du centre droit…



Le bilan catastrophique de l'ère Sarkozy

Le bilan du président Sarkozy est catastrophique et alarmant. Depuis son accession au pouvoir, il n'a eu cesse de mentir à la population. Lors de ses reality-shows politiques, il s'est arrangé d'une part pour trouver un public français trié selon des règles très particulières et d'autre part pour répondre à leurs questions de manière populiste pour ensuite faire exactement le contraire de ce qu'il affirmait sur les plateaux de télévision.

Il disait qu'il serait le président idéal, celui qui redresserait l'état de la France à tous les niveaux. Il est nécessaire d'effectuer un décryptage de ce qu'il a réellement fait afin de pouvoir dresser un bilan catastrophique pour la population globale, sauf bien sûr pour les plus fortunés.

Nicolas Sarkozy est quelqu'un qui aime profondément les Etats-Unis et plus particulièrement George Bush. Ils ont en commun une idéologie qui mène aux mêmes échecs.

Son crédo est la sécurité à tout prix. Ses lois vont d'ailleurs dans ce sens, je les cite ici sans rentrer dans leur détail, vous pourrez les trouver sur l'internet très facilement :

   1. Loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (2002)
   2. Loi d'orientation et de programmation pour la justice (2002)
   3. Loi pour la sécurité intérieure (2003)
   4. Loi relative à la maîtrise de l'immigration (2003)
   5. Loi relative au droit d'asile (2003)
   6. Loi portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité (2004)
   7. Loi relative au traitement de la récidive des infractions pénales (2005)
   8. Loi relative à la lutte contre le terrorisme (2006)
   9. Loi pour l'égalité des chances (2006)
  10. Loi relative à l'immigration et à l'intégration (2006)
  11. Loi relative à la prévention de la délinquance (2007)
  12. Loi relative à la récidive (2007)
  13. Loi relative à la maîtrise de l'immigration (2007)
  14. Loi relative à la rétention de sûreté (2008)
  15. Loi relative au renforcement des mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux (2008)
  16. Loi relative au renforcement de la lutte contre les violences de groupes (2010)
  17. Loi relative aux violences faites spécifiquement aux femmes (2010)
  18. Loi relative à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité (2010)
  19. Loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure 2 (2010)

En pas moins de 8 ans, il a légiféré sans vergogne pour des lois qui n'ont rien amélioré, à contrario, les lois annoncés ont eu pour effet de détériorer la situation sociale en France. Il a divisé, exclu, montré du doigt les précaires, les immigrés, les roms, les sans-abris en créant des lois inapplicables qui accélèrent sur le terrain les rapports de force entre les policiers et les populations visées par les dites lois.

Sarkozy légifère, met la pression aux policiers pour qu'ils appliquent ses lois odieuses, en contrepartie, la violence et la tension sociale augmentant, il sanctionne les policiers qui deviennent de plus en plus violents. Le cercle est vicieux, et l'objectif visé est surement d'alimenter le moulin de la répression. Plus les policiers sont violents, plus ils sont punis, plus il y a de violence, plus il y a de lois sécuritaires... Sarkozy est le bipolaire de la sécurité, celui qui légitimise sa venue au pouvoir en mettant l'eau dans son propre moulin au détriment des conséquences sociales.

Non seulement Sarkozy est néfaste sur le plan sécuritaire, mais il l'est également sur le plan médical, postal, éducatif, bancaire, financier et globalement sociétal.

Il a mené la réforme sur les hopitaux, ne souhaitant pas licencier officiellement les personnels hospitaliers, il a promulgué la loi sur l'hopital, pronant leur regroupement en fermant les sites éloignés des villes. Cette loi est dangereuse à bien des égards, elle condamne notamment les personnes habitant les campagnes à venir en ville pour se faire soigner. La fermeture de nombreux établissements a eu pour conséquence de diminuer le nombre de soignants, la qualité des soins s'en ressent fortement et l'hopital est sommé de ne plus être en déficit, l'appel à la rentabilité de la santé a été lancé par Sarkozy.

En ce qui concerne la Poste, le bilan est également mauvais, ce service public n'est plus. La Poste est devenue une société anonyme, la destruction des services publics a été planifiée et menée à bien par Sarkozy. Les agences postales visent désormais la rentabilité à tout prix, le personnel est de moins en moins nombreux, les services de moins en moins satisfaisants pour le malheur de tous.

En ce qui concerne l'éducation, ce n'est guère plus reluisant, toutes les années, de nombreux postes d'enseignants sont supprimés, la violence dans les établissements augmente, la qualité de l'éducation diminue, les classes sont de plus en plus chargées et les professeurs se sentent démoralisés au point de vouloir quitter le navire à plus ou moins long terme. L'apprentissage est réduit au strict minimum et les élèves ne peuvent plus atteindre un niveau d'enseignement digne de ce nom. Le savoir est pourtant un besoin vital pour que l'homme puisse s'émanciper et appréhender la complexité de la vie.

Sarkozy et sa clique souhaitent également taxer les transactions financières. Le thème est vaste et potentiellement dangereux pour notre portefeuille vu la prosternation de Sarkozy devant les plus fortunés. Concrètement, le risque est grand de voir une hausse des frais bancaires comme conséquence de la taxation des banques. Ceci est une simple déduction politique qui risque surement d'être réaliste. Ce sera donc encore une fois au petit contribuable de payer la facture pendant que les plus riches pourront se friser la moustache sur leur terrasse en sirotant un bon whisky 18 ans d'âge à notre santé.

J'en profite aussi pour dire un mot sur l'Internet, Sarkozy souhaite en faire un lieu de non droit pour les logiciels libres, un lieu de silence pour que ses oreilles ne sifflent plus, un lieu de répression financière, une zone commerciale géante. A ses yeux, l'Internet n'est qu'un terrain vague à transformer en zone urbaine commerciale où seuls les portefeuilles pourront s'exprimer.

Le travail est également en pleine destruction, Sarkozy souhaite s'attaquer à notre dernier bastion, les 35 heures. S'il arrive à ses fins, nous retournerons aux 39 heures, les RTT disparaitront et nous serons obligés de travailler beaucoup plus pour gagner beaucoup moins et se faire escroquer encore une fois. Les employeurs pourront faire un peu plus pression sur leurs travailleurs sans que quiconque n'ose bouger devant le spectre du chômage. La manipulation est lâche et facile pour Sarkozy et ses copains dirigeants. Sous l'ère Sarkozy, le chômeur et le salarié seront toujours la proie du vautour, et par conséquent soumis aux désirs de rentabilité de nos amis les patrons.

Concrètement, j'en ai eu les preuves sur le terrain grâce à mes contacts dans les entreprises françaises, le dirigeant s'en met actuellement plein les poches au détriment des salariés qui doivent se serrer la ceinture sans sourciller. Les billets de 500 euros dépassent outrageusement de la poche du costume deux pièces du dirigeant devant un salarié qui s'entend dire qu'il ne sera pas augmenté cette année. Pendant ce temps, le boss passe son salaire à quelques milliers d'euros supplémentaires par mois. En fin d'année, il se verse des dividendes au nez et à la barbe de son comptable. La situation est à vomir et je suis obligé de prendre mon antivomitif pour continuer la rédaction de cet article.

En conclusion, Sarkozy démantèle la France, il s'acharne à nous diviser, à détruire nos acquis, à faire monter la pression sociale, à faire peur à tout un chacun, tout, au final, pour la rentabilité du grand patron, du trader, du financier, du banquier, cigares à la bouche qui rigolent de nous voir aussi serviles.

Le français moyen n'a plus la possibilité de se battre, il a le dos courbé par les épreuves sociales, politiques, économiques et financières que Sarkozy lui fait subir. Nous subissons les 12 travaux d'Hercule sans nous rebeller. Cette situation est tout simplement incroyable et grotesque, un seul mot d'ordre : révolution !

Sarkozy mérite le sort de Ben Ali, il devrait être immédiatement démis de ses fonctions présidentielles et poursuivi par Interpol tel un lapin en fuite. Le peuple doit montrer son unité et sa force devant le plus petit président, définitivement trop petit pour être guillotiné et trop léger pour être pendu sans sa rolex. Il ne mériterait que l'exil, nu comme un ver, sur une minuscule ile déserte située dans l'océan atlantique afin que la marée puisse faire son travail. Pour le coup, nous demanderions à l'océan de ne pas être en RTT.


source:http://myx.blogourt.fr/717890/Le-bilan-catastrophique-de-l-ere-Sarkozy/(blog patriotique français)

 

La LDH fait un bilan noir de la présidence de Sarkozy
(LDH: ligue des droits de l'homme)



ETUDE - L'organisation parle d'«éthnicisation des rapports sociaux»...

A un an du premier tour de la présidentielle, c’est déjà l’heure du bilan pour Nicolas Sarkozy. Celui dressé par la LDH n’est pas flatteur pour le chef de l’Etat.  «La République défigurée», c’est le titre du document dont Libération publie jeudi les principales conclusions. La LDH revient notamment sur le discours de Grenoble, prononcé au cœur de l’été 2010 par Nicolas Sarkozy et qui marque le virage sécuritaire. Mais aussi le symbole de «l’éthnicisation des rapports sociaux» d’après la LDH.  «Un discours ultra-sécuritaire qui divise le peuple français en faisant émerger une nouvelle catégorie, les Français d’origine étrangère pour qui la nationalité ne serait pas acquise ou de droit, mais précaire et conditionnelle», note Malik Salemkour, vice-présidence de la LDH.

Et ce discours est passé aux actes, notamment avec les contrôles au faciès basé «selon l’apparence des personnes» plutôt que leur «comportement» .  De même, le discours tenu vis-à-vis des Roms prouve «l’intégration de l’origine comme paramètre d’appréciation des faits délictueux en renforçant des préjugés racistes séculaires», note la LDH. 
Hausse de la précarité et «contre-réformes»

Quant au volet «égalité», il est également malmené, note l’organisation, en raison d’un hiatus entre le discours et la politique menée. «L’année 2010 de la présidence Sarkozy fut une illustration de ce remplacement de l’action politique par un discours conjoncturel dont l’objectif reste la conservation du pouvoir au profit d’un clan», notent François Dumont et Dominique Guibert. «Depuis le début des années 2000, la tendance à la réduction des inégalités s’est interrompue», ajoutent-ils, ciblant les inégalités scolaires, en matière de soin, ou face à la retraite. Des écarts accentués par «la dégradation des missions de services publics».

La LDH s’inquiète également de la montée de la précarité dans la société française. «Il ne faut plus considérer la précarité comme une marge mais plutôt se demander si son expansion n’est pas en train d’opérer une reconfiguration profonde du monde du travail dans le sens de la fragmentation», note l’organisation. Or, selon  le sociologue Robert Castel, la hausse de la précarité est due à «une offensive politique menée à partir des plus hauts sommets de l’Etat au nom du ‘travailler plus pour gagner plus’ et d’une survalorisation du travail qui conduit paradoxalement à sa dégradation». En substance, travailler est devenu si important qu’il ne faut plus se soucier ni du type de travail ni de la rémunération.
M.P.

 

France: Elections Présidentielles 2012



Selon un sondage, la présidente du FN confirme sa poussée dans les intentions de vote, cette fois chez les 18-24 ans. Créditée de 20 à 23% selon les différentes hypothèses testés pour le candidat PS, Marine Le Pen arrive en tête du premier tour de la présidentielle dans deux cas sur quatre.

Marine Le Pen confirme sa poussée, y compris chez les jeunes. Selon un sondage Ipsos/Logica business consulting pour Goomradio.fr, la présidente du Front national séduit aussi une bonne partie des 18-24 ans en vue de la présidentielle.

Dans le cas d’une candidature de Dominique Strauss-Kahn, le socialiste arrive en tête, à 30% d’intentions de vote. Marine Le Pen arrive en deuxième position, à 20%, suivie de Nicolas Sarkozy, à 14%.

En revanche, en cas de candidature de Martine Aubry ou François Hollande, Marine Le Pen arrive en tête (entre 23 et 22%), contre 14% pour Aubry et 10% pour Hollande. Le président du conseil général de Corrèze affirme pourtant vouloir faire des jeunes sa priorité pour 2012. Ségolène Royal en revanche résiste mieux. Si elle est désignée à la primaire, l’ex-candidate fait jeu égal avec la leader frontiste (21%), confirmant son ancrage chez les jeunes. Nicolas Sarkozy se situe entre 16 et 18% dans ces hypothèses.
Bon scores de Bayrou et Besancenot

François Bayrou s’en sort mieux chez les jeunes que dans les sondages qui testent toute la population, avec des intentions de vote situées entre 12 et 16%.

Olivier Besancenot jouit d’une belle popularité chez les jeunes, à la différence de Jean-Luc Mélenchon. L’ex porte-parole du NPA de 11 à 15% d’intentions de vote, le président du Parti de gauche n’est crédité que de 1 à 2% des voix.

A noter que Dominique de Villepin s’en tire plutôt mieux aussi que dans les sondages généraux, allant de 5% (hypothèse DSK) à 11% (hypothèse Hollande) en passant par 7 et 8%.
La candidature Hulot souhaitée

Si Eva Joly fait des scores très faibles, (entre 2 et 3%), la candidature Hulot, qui n’est pas testée, est souhaitée par 48% des jeunes.

Un chiffre relativise toutes ces intentions de vote. Selon les cas, ente 58 et 63% des sondés affirment que leur choix peut encore changer.

Ce sondage montre enfin que, contrairement à ceux qu’on croit parfois, les jeunes s’intéressent quasiment autant que l’ensemble de la population à la politique. Ou plutôt ne s’y désintéresse pas plus. En moyenne, 52% des sondés affirme s’intéresser à la politique. A noter que les jeunes hommes s’y intéressent plus que les jeunes femmes, à 57% contre 47%.


70% des Français jugent mauvais le bilan de Sarkozy

Trois ans après son élection à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy n'a plus la cote dans l'opinion publique. C'est notamment sur la question du pouvoir d'achat qu'il n'a pas convaincu. Du grain à moudre pour les syndicats lors du prochain sommet social, le 10 mai.

69% des Français jugent mauvais le bilan de Nicolas Sarkozy au bout de trois ans à la présidence de la République, selon un sondage BVA pour La Matinale de Canal+ diffusée jeudi 6 mai. Sur les 69% d'opinions négatives, 33% des sondés trouvent le bilan "très mauvais" et 36 % "assez mauvais", tandis que 29% des personnes interrogées le trouvent "assez bon", et 2% "très bon".

Dans le détail, les Français sont les plus sévères sur le domaine du pouvoir d'achat, jugeant la politique menée par Nicolas Sarkozy depuis trois ans de "plutôt mauvaise" à 87 %, contre 12% de "plutôt bonne".

Les sondés qualifient également cette politique de "plutôt mauvaise" en matière de réduction des inégalités (85%), de lutte contre le chômage (81%) ou de lutte contre l'insécurité (62%), le jugement le moins sévère étant celui sur l'environnement (55%).

Ce sondage va sans doute revigorer les syndicats, divisés et affaiblis par la mobilisation en demi-teinte du 1er mai, pour le prochain sommet social, le 10 mai à l'Elysée, qui aura justement pour thèmes l'emploi et le pouvoir d'achat.

Enquête réalisée les 4 et 5 mai par internet auprès d'un échantillon de 1.047 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas

 

Sarkozy : une fin de règne de tous les dangers !

publié le01 juillet 2010

Des scandales en pagaille, un éxecutif fortement impopulaire, des ministres inaudibles, une majorité qui se lézarde, une opposition revigorée : tout cela rappelle les dernières années des présidences Mitterrand et Chirac. Nous sommes exactement dans le même climat de chaos, de fin de règne. A ceci près que Nicolas Sarkozy n'en est (heureusement ! ) qu'à son premier mandat et qu'il ne lui aura fallu que trois années, là où ces prédécesseurs ont mis 10 ans. C'est dire que les soupçons d'incompétence d'une part de l'opposition en 2007 trouvent encore plus d'écho aujourd'hui.

Tout cela n'est pas si grave en soi, le pays a continué sa vie après François Mitterrand et Jacques Chirac, pourquoi en serait-il autrement avec Nicolas Sarkozy ? Tout simplement parce que Nicolas Sarkozy n'a pas leur finesse politique et qu'il est incapable de se remettre en cause.

A la fin de leurs seconds mandats, François Mitterrand et Jacques Chirac ont su se mettre en retrait. Nicolas Sarkozy n'est pas de cette race là. Il lui reste deux à faire, deux ans où il continuera certainement à être constamment sur le devant de la scène. Mais surtout, contrairement aux deux précédents présidents, alors que la sagesse serait de ne pas se représenter, nul doute qu'il sera candidat en 2012.

Et c'est bien là qu'est le danger. La confusion des genres entre milieux politiques et milieux économiques est telle, les injustices sont si criantes, toutes les institutions ont été tellement bafouées, que l'exaspération des classes populaires est immense. Ceux qui par espoir ou par dépit s'étaient portés sur Nicolas Sarkozy ne le referont pas. Mais dans le même temps, même si elle va mieux depuis que Martine Aubry a pris les commandes du PS, l'opposition reste peu crédible et sans projet. C'est donc dans un désert politique et idéologique que les Français devront choisir leur président. Avec une droite qui risque d'être divisée et une gauche qui le sera de toutes manières.

Dans ce contexte de défiance envers les politiques, de difficultés économiques, d'explosion du chômage et de toutes les précarités. L'extrême-droite se frotte dans les mains. D'autant plus que Jean Marie Le Pen va passer la main à sa fille et que cette dernière ne traîne pas l'image sulfureuse de son père. Elle est plus subtile, plus fine politiquement et sait très bien surfer sur les sentiments de colère et de dégoût des Français. Il suffit de l'écouter parler, par moments on croirait un discours d'Olivier Besancenot. Mais qu'on ne s'y trompe pas, l'idéologie raciste et réactionnaire est toujours là, mais bien cachée désormais, elle n'est plus mise en avant, ce qui fait de Mme Le Pen quelqu'un de respectable... est donc de dangereux.

Dans le chaos que risquent d'être les deux prochaines années, on voit mal comment le candidat Sarkozy pourrait se maintenir au second tour, surtout si Dominique de Villepin, Nicolas Dupont-AignanDupont-Aignan et François Bayrou sont eux aussi candidat. Dans l'opposition, si la gauche radicale ne s'entend toujours pas (ce qui malheureusement paraît le plus crédible), le candidat PS aura un boulevard devant lui au premier tour. Le danger est qu'alors il devra probablement affronter Mme Le Pen au second tour. Le cas de figure d'un duel PS extrême-droite au second tour est le seul où le FN peut espérer l'emporter. En effet, si en 2002 l'électorat de gauche a voté utile, rien ne garanti que celui de droite en ferait autant, tant Nicolas Sarkozy en trois ans a multiplié les passerelles idéologiques.

Ce situation m'apparaît comme de plus en plus probable dans la mesure où, vu la rentrée chaude qui attend le gouvernement, on voit mal comment Nicolas Sarkozy pourrait redresser la barre en terme de popularité d'ici 2012.

Pour autant, le pire n'étant jamais sûr, il y aussi une autre possibilité : celle de l'éclosion d'un troisième candidat faisant concurrence à l'UMP ou au PS. Depuis 1981, à chaque fois qu'il y a eu concurrence entre trois candidats pour le second tour, la participation a été forte, et le FN est arrivé en quatrième position. En 2002, il n'y a pas eu de troisième candidat !

Si en 2007, François Bayrou fut cette personne, le contexte économique et social peut laisser espérer cette fois-ci qu'une personne issue de la gauche contestataire aura ses chances. Si par bonheur la gauche radicale parvenait à s'entendre autour d'une candidat unique et que celui-ci s'appelle Jean-Luc Mélenchon, alors les données peuvent changer. Mr Mélenchon par son charisme et sa crédibilité peut emporter une large part des suffrages populaires qui autrement iront soit dans l'abstention soit au FN.

En principe, 2012 ne devrait pas échapper à la gauche. A condition qu'elle ne joue pas avec le feu.

reverdenouveau.canalblog.com

 

Affaire Tapie : la preuve que le pouvoir a illégalement favorisé l’escroc Tapie



La presse ne semble pas en faire sa une, et pourtant l'affaire est gravissime puisqu'elle met en cause l'administration française, le gouvernement et sans doute plus haut. Cette fois-ci la justice a été saisie contre deux hauts fonctionnaires dans le cadre du règlement arbitral en faveur éhontée de Bernard Tapie : il s'agit de Jean-François Rocchi, président du CDR et de Bernard Scemama, président de l'EPFR, l'établissement qui finance et supervise le CDR.

Cette affaire pue à plein nez, mais ce n'en est qu'une parmi la myriade de casseroles de ce pouvoir (tiens en passant une nouvelle affaire concerne Gérard Longuet. La commissaire aux comptes, l'ex plutôt, de la société dudit Longuet a transmis un dossier à la justice sur soupçon d'illégalité pénale : c'est ici (Cette procédure de "révélation" de faits délictueux intervient lorsque le commissaire aux comptes d'une société découvre des irrégularités susceptibles de recevoir une qualification pénale.)). Enfin nous avons la preuve - nous découvrons au passage des informations inconnues mais subodorées (cela tombe bien puisque cela dégage le plein de nauséabond(ance) ) - que le pouvoir a tout fait pour favoriser celui qui avait appelé à voter Nicolas Sarkozy, à favoriser scandaleusement ce pilleur d'entreprises, menteur, tricheur, corrupteur, fraudeur fiscal et douanier, exploiteur, ex-taulard, fossoyeur d'emplois.

Vous verrez il y a de quoi tomber à la renverse (Le NouvelObs) : La Première chambre de la Cour des Comptes vient de décider de transmettre au procureur général de la Cour de discipline budgétaire et financière, un rapport mettant en cause Jean-François Rocchi, le président du CDR. Un fait rare et grave pour ce haut fonctionnaire qui dépend de Bercy. […] C'est Jean-François Rocchi, qui a bataillé pour convaincre le conseil d'administration du CDR d'abandonner les procédures judiciaires qui opposaient l'ancien Crédit lyonnais et Bernard Tapie sur la vente d'Adidas, pour recourir à un tribunal arbitral privé (l'homme d'affaires assure que la banque l'a volé lors de la revente d'Adidas, en février 1993). L'avocat historique du CDR, Jean-Pierre Martel, y était opposé, Rocchi en a pris un autre. C'est aussi Jean-François Rocchi qui a accepté d'inscrire, "dans l'ultime version du compromis d'arbitrage", précise la Cour, la possibilité d'accorder aux époux Tapie une indemnité pour préjudice moral allant jusqu'à 50 millions d'euros. Au final, ils ont touché à ce titre 45 millions d'euros. A titre de comparaison Patrick Dils, qui a passé à tort quinze ans de sa vie en prison, n'a reçu que 700.000 euros d'indemnisation ! C'est enfin Rocchi qui a outrepassé le mandat que lui avaient donné ses administrateurs. Selon nos informations, Rocchi avait mis sa démission dans la balance, pour arracher le droit de négocier un montant avec le camp Tapie. Mais cette délégation ne l'autorisait pas pour autant à conclure un accord pour une indemnité aussi élevée. "Jamais le conseil ne l'aurait accepté", jure un administrateur. Rocchi a mis en œuvre un protocole différent de celui qui avait été accepté ses administrateurs, il aurait même modifié certains procès verbaux de séance. Cela expliquerait la saisine de la Cour de discipline budgétaire.[…] Elle [Christine Lagarde] avait donné l'ordre à Jean-François Rocchi de recourir à cette procédure d'arbitrage privé très favorable à Tapie. Or, les investigations de la Cour ont mis à jour des notes des services de Bercy (l'Agence des Participations de l'Etat) déconseillant ce choix à Lagarde, ce qu'elle n'avait jamais dit. Autre point noir : la Cour des comptes a exprimé, dans un référé adressé au premier ministre François Fillon, ses doutes sur la capacité du CDR à recourir à une procédure d'arbitrage, normalement interdite aux établissements publics. Enfin, la ministre avait justifié ce choix par des raisons économiques expliquant que c'était la formule qui coûterait le moins cher à l'Etat. "Mes services m'ont indiqué que après déduction des impôts et des créances détenues par l'Etat 30 millions d'euros devront être réglés au bénéfice des époux Tapie", avait déclaré Christine Lagarde à l'été 2008. En réalité, il lui reste 260 millions d'euros, une fois payées ses dettes, selon les documents comptables que nous avons consultés. Soit huit fois plus ! Cela fait beaucoup d'erreurs.

Nous découvrons donc que contrairement aux experts de Bercy, contrairement à l'avocat du CDR, contrairement aux limites du mandat, le pouvoir a non seulement obtenu un jugement arbitral mais y a introduit une clause extravagante autorisant des dommages-intérêts allant jusqu'à 50 millions d'euros ! Infernal (rappel du NouvelObs) Patrick Dils pour accusation de meurtre et quinze ans de prison (on a envie de vomir quand on voit les larmes de crocodiles de l'escroc devant la commission parlementaire), qui a touché 700 000 euros soit 64 fois moins ! Qui ne peut être écœuré après cela ? Nous découvrons donc que sans cette clause introduite par le pouvoir, en parfaite opposition aux intérêts de l'Etat, Tapie n'aurait jamais touché cette montagne d'or. Notez que les juges sont allés à la limite avec 45 sur 50. Ils ont fait mine de laisser 5 millions de côté. C'est donc en mission commandée que le nouveau président du CDR, l'ancien ayant été remplacé de façon rocambolesque sur ordre du pouvoir car il n'aurait jamais accepté, a demandé cet arbitrage, qu'il a  "dans l'ultime version du compromis d'arbitrage", ajouté cette clause, outrepassant son mandat, faisant de faux procès verbaux, utilisant un protocole différent de celui qui avait été accepté par les administrateurs.

Venons à la marquise cycliste qui ne peut que démissionner avant d'être poursuivie en justice. Elle a ordonné à un de subalterne de violer la loi et les règles, de mentir et de favoriser un particulier au détriment de l'Etat. C'est évident d'une gravité sans nom. Elle-même a menti nous disant que des avocats jugeaient que le risque était grand en justice, ce que contestaient nombre d'avocats dont celui du CDR et ce n'est pas le jugement de la Cour de cassation qui allait dans le sens de Lagarde. Il était apparu en fait qu'il n'y avait que deux avocats sur quatre. Soit la moitié. Cependant nous apprenons avec une stupéfaction sans bornes ceci : Or, les investigations de la Cour ont mis à jour des notes des services de Bercy (l'Agence des Participations de l'Etat) déconseillant ce choix à Lagarde. Là aussi elle s'est bien gardée de le dire. Elle a donc sciemment menti, aux Français, aux élus, et, pour faire plaisir à Marine, à la Nation. Tout comme elle a menti quant à la somme finale que devait recevoir Tapie ("Mes services m'ont indiqué que après déduction des impôts et des créances détenues par l'Etat 30 millions d'euros devront être réglés au bénéfice des époux Tapie"). Ce sera 260 !

N’oublions pas Fillon qui est cité : la Cour des comptes a exprimé, dans un référé adressé au premier ministre François Fillon, ses doutes sur la capacité du CDR à recourir à une procédure d'arbitrage, normalement interdite aux établissements publics. Il a donc participé à cette mascarade enrichissante alors qu’on lui disait que c’était illégal.

Résumons : illégalité, mensonges, faux procès verbaux, mandat outrepassé. On va plus vite pour mettre en taule un voleur de bicyclette bleue ou non. Il ne s'agit que d'un vol de plusieurs centaines de millions. Mais il est vrai que Lagarde avait pour directeur de cabinet le nouveau grand manitou de France Télécom un certain Richard (il porte bien son nom) qui était condamné à verser au fisc 660 000 € pour fraude fiscal y compris 5 % pour mauvaise foi. De quoi pouvons nous être étonnés ? De plus rien, mais il nous reste quand même le droit à l'indignation qui ne doit pas être émoussée.

Si nos bras n'étaient pas déjà au fin fond des enfers, ils nous en tomberaient.

 

PS : Pour tout connaître de cette affaire et ne pas vous faire abuser par le bateleur tapie, voici une enquête avec tous les éléments soumis à votre sagacité qui prouve sans l'ombre d'un doute que, loin d'avoir été escroqué, Tapie s'est enrichi scandaleusement dans l'affaire Adidas et a été sauvé par le Lyonnais. C'est ici : L’affaire Tapie
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    * La première année de Sarkozy
    * La biographie de Sarkozy apocryphe
    * La Biographie de Lefebvre
    * L’affaire Tapie
    * Les petites affaires de l’Immaculé Eric

 N’oublions jamais :

    * l’affaire Karachi
    * l’affaire GDF
    * l’affaire Tapie
    * l’affaire Clearstream
    * l’affaire Bettencourt
    * les affaires Wildenstein
    * l'affaire César
    * l’affaire de Compiègne
    * l’affaire Peugeot
    * les discours de Dakar, Riyad, Latran et du Puy en Velay, la lettre de Guy Môquet, le parrainage d'un enfant de la Shoa
    * l'invitation des dictateurs pour le 14 juillet, celle de Kadhafi avec les ors, le tapis rouge, les petits plats dans les grands, le copinage avec Santos, les silences sur le Tibet, le Darfour, le prix Nobela de la paix, la présence l'ouverture des JO de Pékin et le fils Louis dans les bras de Poutine
    * la gestion catastrophique de la crise Géorgienne (le Russes y sont encore et ont implanté des bases de missiles)
    * l’affaire de la Jatte, du Fouquet's, du Paloma, de la villa mexicaine, de Wolfeboro, du voyage en Egypte …
    * l’affaire Pérol
    * l’affaire de l’Epad (et du scooter)
    * Gandrange
    * les vaccins du virus H1N1
    * les affaires Yade, Boutin, Joyandet, Blanc, Estrosi, Lefebvre, Santini, Proglio, Amara, Laporte, Péchenard, Ouart, Solly, Soubie, Richard, Fillon, Marleix, Charron, Longuet …
    * l'utilisation du contre-espionnage pour des affaires privées
    * l'utilisation de l'Elysée pour recevoir les caciques de l'UMP et les satellites jusqu'à plusieurs fois par semaine, l'utilisation des moyens de l'Etat pour la propagande et pour préparer et faire la campagne du candidat Sarkozy
    * les légions d'honneur (Servier, Widenstein, Desmarais, Frère, Maistre, Peugeot etc.)
    * l'Air Sarko one, le cocktail de New York à 400 000 euros, le dîner pour l'UPM à 1 million d'euros
    * la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension, et le débat sur la nationalité
    * l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007, le divorce, le mariage, l'inscription hors délai sur les listes électorales, la déclaration des impôts en retard, le tout illégal ou non pénalisé
    * la circulaire Hortefeux, ses déclarations d'Auvergnat, celles de Guéant
    * la nomination à la têtes des chaînes audio et vidéo publiques par le pouvoir
    * la réforme constitutionnelle
    * l'irresponsabilité pénale du Président de la république
    * la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
    * l’affaire des sondages
    * les classements du parquet
    * l’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage
    * l’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
    * l'affaire Servier
    * l'affaire Bongo
    * la proposition de MAM d'aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne, les lacrymos et son voyage entre Noël et le jour de l'an et ses quatre mensonges fondamentaux, les petites affaires des parents, et Ollier (ses amitiés libyennes en plus), l'utilsation de la Libye et du Japon par Nicolas Sarkozy pour raison électorale
    * les vacances de Fillon payées par Moubarak dont la clique a détourné plus de 45 milliards de $ et dont 3 ministres ont été arrêtés pour corruption et détournement de fonds publics, et sa justification, celles Sarkozy au Maroc. Et la Ferrari prêtée en 2009 en pleine crise à Fillon, ses voyages à 27 000 € pour retourner en Sarthe alors que le train met 1h20

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/affaire-tapie-la-preuve-que-le-91098

 

 


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